Le paysage hôtelier toulousain évolue avec le rachat de deux établissements emblématiques. L’Ours Blanc et le Radisson Blu changent de mains, promettant rénovations. Ces transactions reflètent-elles une tendance de fond dans le secteur ?
En 2025, deux établissements phares du paysage hôtelier toulousain ont été rachetés. D’abord l’Ours Blanc, 25 place Victor Hugo, dont les murs et le fonds de commerce ont été acquis par Alfred Hotels. Un groupe qui possédait déjà neuf établissements en France. Puis le Radisson Blu, situé près de l’aéroport de Blagnac. Cet hôtel, l’un des plus grands de la Ville rose avec 201 chambres, a été cédé (murs et fonds de commerce) à un investisseur privé toulousain : Amine Adhoum. Ce dernier, il y a quelques mois, avait déjà fait l’acquisition de l’Ibis Budget Toulouse Colomiers.
Mais alors, que veulent dire ces opérations de la santé du secteur ? Entraînent-elles une recomposition particulière ? Pour Sébastien Pujades, président du Club Hôtelier de Toulouse Métropole et directeur du Mercure Saint-Georges, la réponse est non. “C’est la vie classique des hôtels, indique-t-il. D’ailleurs, ce sont souvent de bonnes nouvelles, puisque ça peut entraîner des réaménagements et apporter une vision différente…”
À lire aussi :
L’hôtel Sangha Toulouse décroche deux labels, preuve que l’hôtellerie responsable s’ancre dans le paysage
L’Ours Blanc Victor Hugo va changer de nom
Du renouveau à l’Ours Blanc Victor Hugo, c’est en effet le projet de Florimon Réchard, co-gérant. “L’établissement hérite d’une réputation un peu sulfureuse : des prix abordables, dans un quartier nocturne.” Son projet : prendre un virage, pour transiter vers une image “un peu plus qualitative”. Mais pour cela, “il faut tout casser : changer le nom, l’image de marque, la décoration, le logo, la façade”, détaille-t-il. Les travaux en cours, jusqu’à mai prochain, impliquant notamment la suppression de deux chambres, de 38 à 36, pour plus de cohérence.
À lire aussi :
L’hôtel Boudet à l’inventaire
À lire aussi :
Des aides régionales pour deux grands projets dont la rénovation de l’hôtel des Pyrénées en logements pour les saisonniers à Gavarnie
“On a la chance d’avoir une hôtellerie extrêmement bien représentée, avec des établissements de qualité et de toute catégorie, à la fois en hypercentre, en première couronne ou en périphérie”, se félicite Sébastien Pujades. Autre atout : “Les récentes rénovations de plusieurs établissements.” Outre les hôtels qui ont changé de main en 2025, Le FirstName (ancien Pullman), le Mercure Compans, mais aussi l’hôtel Albert Ier, ont bénéficié de restaurations ces dernières années.

