January 14, 2026

"Il a fait 250 km pour revenir, c’est incroyable" : perdu en Espagne, un chat rentre seul chez lui après 5 mois d’absence

l’essentiel
Les Olonzaguais Patrick Sire et Evelyne avaient remué ciel et terre pour retrouver leur chat Filou, perdu en août dernier du côté de Gérone. On vous raconte cette incroyable histoire.

Ils n’en reviennent toujours pas. Le 9 janvier, Patrick Sire et son épouse Evelyne ont retrouvé leur chat Filou, dont ils avaient quasiment fait le deuil après l’avoir perdu sur la route des vacances du côté de Gérone, au mois d’août dernier. “Il a fait 250 km, traversé la frontière, les villes, les fleuves, pour revenir à la maison. C’est incroyable”, s’enthousiasme Patrick. Si les chats ont neuf vies et une aura incontestée sur les réseaux sociaux, ils ont aussi un instinct de survie au-dessus de la moyenne. Sans GPS mais avec, dit-on, une mémoire spatio-temporelle extraordinaire, un odorat 70 fois plus développé que le nôtre et une ouïe trois fois plus, ils sont bien équipés pour l’aventure. La preuve avec ce sacré félin de Filou.

“Il avait dû s’échapper par la fenêtre du camping-car”

Tout démarre “le 9 août, alors que nous rentrions du delta de l’Èbre en Espagne”, raconte Patrick. “Nous avons fait une halte pour faire le plein d’essence à la station-service de l’aire de Maçanet de la Selva, sur l’autoroute, à environ 70 km au sud de Gérone. Il était minuit. Nous avons ensuite repris la route en direction d’Olonzac. À l’entrée en France, je me suis aperçu que la fenêtre côté passager était ouverte. Il faisait frais, je l’ai donc refermée sans me douter de quoi que ce soit”. Le retour dans l’Aude coïncide avec la découverte de la disparition. “Nous avons décidé de nous poser pour la nuit au bord du lac de Jouarres, avant de rentrer à la maison. Le dimanche 10 août au matin, notre premier réflexe a été d’appeler Filou. Nous avons regardé sous le lit, dans la capucine, sous les placards, partout où il avait l’habitude de dormir… mais pas de Filou. Le cœur serré, nous sommes rentrés à la maison. Nous avons passé tout le dimanche à vider entièrement le camping-car, fouillant chaque recoin. Mais Filou restait introuvable. Peu à peu, une évidence s’est imposée : il avait dû s’échapper par la fenêtre pendant la halte nocturne sur l’aire d’autoroute en Espagne”.

Un mince espoir

Patrick et Evelyne ne tergiversent pas. Il fallait sauver Filou. “Dès le lendemain, nous sommes repartis en voiture, à plus de 250 km, pour tenter de le retrouver”. Recherche autour de la station-service en question, dans les zones naturelles, près de bâtiments abandonnés. “Nous l’appelions, déposions de la nourriture, et interrogions le personnel de la station. Personne n’avait vu de chat noir et blanc dans la nuit ou au matin. C’est là que nous avons fait la connaissance de Carole, que j’ai surnommée Carole de Repsol. Elle parlait un peu français et adorait les chats”. Elle les a orientés vers une association de protection animale, située à Maçanet de la Selva, à seulement 2 km. “La directrice du centre, Maribel Bibotitos de Angel, nous a accueillis chaleureusement. Elle nous a demandé des photos de Filou et nous a accompagnés à la Guardia Civil pour faire une déclaration de perte d’animal. Nous sommes ensuite retournés à la station pour poursuivre les recherches, mais il était tard et nous avons dû rentrer en France, avec un mince espoir : si Filou réapparaissait, nous serions prévenus”.

“Et là, dans le jardin d’une impasse, je l’ai vu. C’était Filou”

Dans les mois qui ont suivi, l’association leur a envoyé plusieurs photos de chats capturés ressemblant à Filou… “mais ce n’était jamais lui”. “Nous sommes même retournés sur place le 19 août, cette fois avec le camping-car, pour dormir sur l’aire, car Carole avait aperçu un chat noir et blanc. Effectivement, nous l’avons vu… mais il s’est enfui avant que nous puissions vérifier. Une fois encore, nous sommes rentrés bredouilles”.
Le temps s’est écoulé. Sans nouvelles. Et puis, le 9 janvier 2026, soit cinq mois jour pour jour après la disparition de Filou, “mon épouse a reçu la visite d’une dame habitant Homps, Hélène Tisseyre, qui lui a annoncé qu’elle avait recueilli un chat qu’elle pensait nous appartenir”. Cette dame expliquait qu’elle nourrissait ce chat depuis environ un mois, qu’elle l’avait trouvé “la peau sur les os”. Peu à peu, il avait pris l’habitude d’entrer chez elle. “Mais comme il toussait beaucoup, elle a décidé de l’emmener chez le vétérinaire le 8 janvier 2026. Le vétérinaire a rapidement constaté que le chat était pucé à l’oreille. Les numéros de téléphone n’étaient plus valides, mais grâce à l’adresse enregistrée, elle a pu nous retrouver à Olonzac. Mon épouse m’a appelé pendant que je rentrais de Narbonne et m’a raconté toute l’histoire. Sans hésiter, je suis allé directement à Homps chez cette dame. Et là, dans le jardin d’une impasse, je l’ai vu. C’était Filou”.
C’était la veille de l’anniversaire de son épouse. “Je me dirigeais vers la SPA de Lézignan pour adopter un chaton roux pour lui offrir”.

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