January 13, 2026

Les médecins disaient qu’il faisait semblant d’être malade : un enfant de 4 ans échappe de peu à la paralysie à cause d’une tuberculose

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Pendant plusieurs mois, les symptômes d’un enfant de 4 ans ont été attribués à des infections bénignes. Ce n’est qu’après une dégradation brutale de son état que les médecins ont diagnostiqué une tuberculose vertébrale.

Les symptômes avaient d’abord été minimisés. En Angleterre, pendant plusieurs mois, Megan, 25 ans, a multiplié les consultations médicales pour son fils Elliot, âgé de 4 ans, inquiète de le voir perdre du poids et marcher de manière inhabituelle. À chaque rendez-vous, les médecins évoquent de simples infections virales, expliquant que l’attitude de l’enfant serait peut-être une façon d’attirer l’attention depuis la naissance de sa petite sœur, raconte The Sun.

“On m’a dit qu’il marchait bizarrement pour se faire remarquer”, raconte aujourd’hui la jeune mère. Malgré ses inquiétudes répétées, aucun examen approfondi n’est alors prescrit. Elliot continue pourtant de s’affaiblir. “On voyait ses os”, explique Megan. Sa perte de poids est attribuée à sa morphologie, jugée similaire à celle de son père. Les sueurs nocturnes et les maladies à répétition sont, elles aussi, mises sur le compte de virus saisonniers.

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“Mes jambes ne fonctionnent plus”

La situation bascule en juin 2025, lorsqu’Elliot se plaint soudainement que ses jambes “ne fonctionnent plus”. Megan l’emmène en urgence à l’hôpital de Coventry. Une radiographie révèle alors la présence de ganglions lymphatiques calcifiés dans ses poumons. Des examens complémentaires permettent de poser un diagnostic rare et grave : une tuberculose vertébrale.

Cette forme de tuberculose, qui touche la colonne vertébrale, peut provoquer de lourdes complications. Dans le cas d’Elliot, l’infection a entraîné une compression nerveuse nécessitant une opération de fusion vertébrale. “Le risque était énorme”, confie sa mère. Les médecins avertissent que, sans intervention chirurgicale, l’enfant risquait de perdre rapidement l’usage de ses jambes et de devenir paralysé de manière irréversible.

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Augmentation des cas en Angleterre

Opéré en urgence, le petit garçon a bien supporté l’intervention. Si l’opération a permis de stopper la progression de la maladie et de soulager ses douleurs, le combat n’est toutefois pas totalement terminé. Les médecins n’excluent pas une nouvelle intervention chirurgicale dans les prochains mois, si la masse tuberculeuse présente sur sa colonne vertébrale ne diminue pas suffisamment.

Sa mère regrette aujourd’hui que l’ensemble des symptômes n’ont pas été pris en compte plus tôt. “Je sais que la tuberculose est particulièrement difficile à diagnostiquer chez les enfants, mais quand on met tous les éléments bout à bout, il présentait tous les signes”, confie-t-elle.

Son témoignage s’inscrit dans un contexte sanitaire jugé préoccupant par les autorités. En Angleterre, 5 480 cas de tuberculose ont été recensés en 2024, soit une augmentation de 13 % par rapport à l’année précédente. À l’échelle mondiale, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) rappelle que la tuberculose demeure la maladie infectieuse la plus meurtrière, responsable d’environ 1,6 million de décès chaque année.

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