A Madrid, le 12 décembre 2025 autour de la plaza Mayor. PEDRO PASCUAL/ANADOLU/AFP
De l’autoroute Autovia del Sur, en arrivant aux abords de la ville de Seseña, à une trentaine de kilomètres au sud de Madrid, on ne voit que ça. D’immenses champignons de briques rouges, comme surgis de terre, sagement alignés sans rien autour, à l’exception des étendues arides du plateau castillan, encore vert malgré l’air froid. L’endroit s’appelle El Quiñon, un mot qui désignait une taxe ou une offrande aux seigneurs locaux et à l’Eglise dans les temps médiévaux. Longtemps, cela n’a été qu’une ville fantôme, un point noir sur la carte de l’Espagne.
Le « complexe résidentiel du siècle », qui devait permettre de loger 40 000 habitants, était devenu le triste symbole de l’éclatement de la bulle immobilière et de la crise économique de 2008 : carcasses d’immeubles inachevés, buildings vides aux volets clos, rues sans passants, terrains de foot san…
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