Tola Akerele, directrice du Théâtre national du Nigeria, à Lagos, en octobre 2025. BÉNÉDICTE KURZEN POUR « LE NOUVEL OBS »
Quand le président nigérian Bola Tinubu l’a nommée à la tête du Théâtre national en janvier 2024, Tola Akerele n’était pas une inconnue. Cette figure du design d’intérieur, entrepreneuse culturelle, cofondatrice de l’hôtel-boutique Bogobiri House et autrice du remarqué livre de gastronomie « The Orishirishi Cookbook », était toute trouvée pour incarner ce moment charnière de la vie culturelle de Lagos : le bâtiment mythique voit alors sa rénovation s’achever et s’apprête à être rebaptisé Wole Soyinka Centre for Culture and the Creative Arts, du nom du prix Nobel de littérature national. Sa mission ? Transformer ce symbole patrimonial en lieu de vie pour les industries culturelles nigérianes.
S’attaquer au Théâtre national n’avait rien d’évident, tant l’édifice est un monument de la mémoire nationale. En janvier 1977, cette gigantesque bâtisse en forme de képi militaire, construite à l’occasion du deuxième Festival mondial des arts et de la culture noirs et africains, le Festac, en a été…
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