Le Guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, lors d’un prise de parole à Téhéra, le 3 janvier 2025, au septième jour du mouvement de contestation contre la vie chère et le régime. IRANIAN SUPREME LEADER’S OFFICE/ZUMA/SIPA
Le lieu est hautement symbolique. Le grand bazar de Téhéran est un pilier politique du régime depuis l’éclatement de la révolution islamique en 1979 et une base du pouvoir des conservateurs. Ces derniers jours, il est devenu le centre névralgique de la contestation contre les difficultés économiques subies de plein fouet par les Iraniens. Depuis le 28 décembre 2025, les commerçants du grand marché couvert de la capitale ont baissé leur rideau et se sont mis en grève. La protestation s’est rapidement étendue dans le pays, touchant au moins 25 des 31 provinces, selon un décompte de l’Agence France-Presse (AFP), et a fait sortir dans les rues les étudiants ainsi que les retraités. De quoi rappeler le dernier grand soulèvement du peuple iranien en 2022, le mouvement « Femme, Vie, Liberté », déclenché après la mort en garde à vue de la jeune Mahsa Amini pour un voile mal porté.
En réalité, la fronde hivernale montre que le régime des mollahs fait actuellement face à une crise bien plus profonde. L’effondrement économique du pays provoqué par les sanctions internationales et la mauvaise gestion du gouvernement est tel que la classe moyenne a définitivement basculé dans la p…
Article réservé aux abonnés.
Se connecter
Envie de lire la suite ?
Tous nos contenus exclusifs en accès illimité
S’abonner 7,99€ 3,99€/mois pendant 1 an
ou

