January 9, 2026

Ce panneau publicitaire est-il légal ? À Toulouse l’association 2 Pieds 2 Roues demande son déplacement

l’essentiel
Pistes cyclables coupées, passages piétons masqués, trottoirs trop étroits… L’association Deux Pieds Deux Roues dénonce une série de panneaux publicitaires et d’abribus installés en infraction avec la loi, dans les rues de Toulouse.

À Toulouse, plusieurs panneaux publicitaires et abribus sont-ils hors-la-loi ? C’est ce qu’affirme dans un courrier adressé au maire et président de Toulouse Métropole, l’association Deux Pieds Deux Roues (2P2R).

Elle met en demeure la collectivité de mettre en conformité une série d’équipements qu’elle juge contraires à la loi sur l’accessibilité.

Un panneau publicitaire jugé illégal, avenue Crampel à Toulouse.
Un panneau publicitaire jugé illégal, avenue Crampel à Toulouse.
DDM – C. Dm.

En cause : des panneaux installés au milieu de pistes cyclables, trop près de passages piétons ou réduisant la largeur des cheminements piétons, en contradiction avec la loi du 11 février 2005 sur l’accessibilité.

L’association rappelle que la réglementation impose un trottoir libre de 1,40 mètre, 90 centimètres devant les panneaux d’abribus, ainsi qu’un dégagement visuel de cinq mètres avant un passage piéton.

Une réunion de travail “constructive”

“Nos signalements répétés n’ont, à ce jour, produit aucun effet concret”, écrit son président Boris Kozlow, qui évoque une vingtaine de situations problématiques recensées sur une carte interactive. Certaines installations relèvent de la mairie, d’autres de Tisséo pour les abribus, ou encore du délégataire JCDecaux.

La municipalité conteste toutefois l’ampleur du phénomène.

“Lors de la réunion de travail du 19 décembre, qui a duré deux heures, on a listé point par point les lieux identifiés. Plus de la moitié avaient déjà été traités”, affirme Thierry Sentous, élu municipal en charge du mobilier urbain.

Selon lui, sur les 1 400 abribus présents à Toulouse, “il reste aujourd’hui une demi-douzaine de dossiers à traiter”.

Pour ces cas résiduels, les solutions seraient parfois limitées.

“Pour un centimètre manquant, je ne vais pas déplacer un abribus”

“Il y a des endroits où le trottoir est tellement étroit que c’est insoluble. Dans ces situations, on supprime l’abribus, pas l’arrêt”, explique l’élu.

Il rappelle que “la loi impose 1,40 mètre de retrait par rapport à la voie”, tout en reconnaissant des arbitrages. “Pour un centimètre manquant, je ne vais pas déplacer un abribus : le coût est de 600 à 800 euros.”

Deux abribus auraient ainsi été supprimés, l’arrêt étant maintenu sous forme de poteau. Une décision que la Ville dit prendre “au cas par cas”, en lien avec les services techniques.

De son côté, 2 Pieds 2 Roues maintient la pression et prévient qu’à défaut de mise en conformité rapide, elle pourrait saisir le préfet ou le Défenseur des droits, estimant que la question relève avant tout de la sécurité et du respect de la loi.

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