La vaccination des bovins contre la dermatose nodulaire touche à sa fin dans les Hautes-Pyrénées. Avec 94 % des animaux vaccinés, l’efficacité de la campagne est saluée. Les contrôles de déplacement des animaux restent en vigueur.
La vaccination des bovins contre la dermatose nodulaire est quasiment terminée dans les Hautes-Pyrénées. Dans un communiqué de presse diffusé ce jour par la préfecture, on apprend que 94 % des bovins, soit 84 882 animaux, ont été vaccinés. Ce qui représente 87 % des élevages du département. Une campagne lancée il y a seulement 23 jours, qui se révèle “efficace grâce à l’implication des vétérinaires et des éleveurs” tiennent à souligner les services de la préfecture.
“L’immunité commence à s’installer 10 jours après l’injection du vaccin et devient totale au bout de 21 jours. Actuellement, 20 % des bovins sont totalement immunisés. Depuis la détection d’un premier cas de dermatose nodulaire contagieuse il y a 26 jours, aucun nouveau foyer n’a été signalé dans le département”.
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Et les autorités de rappeler l’importance du respect strict des mesures de biosécurité en vigueur : “La surveillance quotidienne des animaux, l’alerte immédiate des vétérinaires et de la DDETSPP et le respect des règles sanitaires sont essentiels pour limiter la propagation et les dégâts.”
Poursuivre le dialogue
Afin d’éviter que d’autres cas de dermatose ne se déclarent dans les jours et semaines à venir, la préfecture ajoute que les contrôles pour limiter les déplacements de bovins sont toujours en vigueur en Bigorre.”Les forces de l’ordre réalisent des contrôles quotidiens pour veiller au respect de l’interdiction de mouvement des bovins. Ce respect est indispensable pour éradiquer la maladie.”
Sur un autre front, la circulation sur l’autoroute A64 est désormais rétablie à partir de l’échangeur autoroutier de l’A64 Tarbes-Est, qui demeurait le dernier point de blocage tenu par les agriculteurs de la Coordination rurale du 65. “Après le départ des agriculteurs du rond-point de Séméac lundi, les services du conseil départemental ont engagé des travaux de dégagement afin de permettre l’accès au péage n°13”, indique la préfecture.
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Ce matin, le préfet Jean Salomon a convié l’ensemble des acteurs du monde agricole du département pour un moment d’échange autour des préoccupations du secteur : Mercosur, avenir du marché aux bestiaux de Rabastens-de-Bigorre, et listes des mesures pour accompagner les différentes filières dans les mois à venir ont été mises sur la table.
Vers un protocole expérimental en vase clos ?
Au sortir de cette réunion riche en sujets, Lillian Lasserre, élu de la Chambre d’agriculture (FDSEA), indique que l’ensemble des syndicats et élus de la Chambre ont exposé le même constat au préfet. ” À ce jour, il y a des choses que l’on ne comprend toujours pas avec la dermatose nodulaire. Notamment comment elle se transmet. De notre côté, à la FDSEA, nous demandons qu’un protocole expérimental soit mis en place, uniquement dans le département, pour établir une stratégie différente si un nouveau cas venait se déclarer maintenant que la quasi-totalité des animaux sont vaccinés.”
Le syndicat plaide également pour que les modalités de déplacements des animaux soient assouplies afin que les bêtes puissent rejoindre les ateliers d’engraissage du département. “Actuellement, les animaux qui sont engraissés chez nous depuis le mois d’août peuvent être abattus dans le département après contrôle strict. Mais dans 5 mois, si on ne déplace pas les animaux maintenant vers les ateliers d’engraissage locaux, on n’aura plus de viande de chez nous. C’est toute une chaîne et une filière qui se retrouverait en difficulté pendant de longs mois.”

