January 8, 2026

Grâce à une vieille ruse, il passe les péages gratuitement des centaines de fois : il fonce tout droit au tribunal

l’essentiel
L’escroquerie aux péages, un délit coûteux, a conduit un automobiliste belge devant le tribunal de Bonneville (Haute-Savoie). Utilisant la technique du “petit train”, il a causé un préjudice estimé à 4 000 euros.

Un homme d’origine belge, désigné comme Monsieur K par Le Dauphiné Libéré, a comparu ce lundi 5 janvier devant le tribunal de Bonneville (Haute-Savoie) dans le cadre d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC).

Il était poursuivi pour de nombreux passages frauduleux aux péages du réseau des Autoroutes et Tunnel du Mont-Blanc (ATMB).

La technique du “petit train”

Selon les éléments du dossier, l’automobiliste aurait utilisé à de très nombreuses reprises une méthode bien connue des sociétés d’autoroute pour éviter de régler les frais de péage. Les enquêteurs ont établi qu’il avait franchi les barrières sans payer à plusieurs centaines de reprises.

À lire aussi :
“Stop arnaque” : des automobilistes scandalisés par le montant des majorations sur les autoroutes sans barrière de péage

La technique employée par Monsieur K est connue sous le nom du “petit train”, expliquent nos confrères. Elle consiste à se placer très près du véhicule précédent à un péage, puis à démarrer simultanément afin de franchir la barrière avant qu’elle ne se referme. Cette méthode, autrefois répandue chez certains motards, serait aujourd’hui utilisée par des automobilistes.

Un préjudice évalué à plusieurs milliers d’euros

Le manque à gagner pour la société concessionnaire a été estimé à environ 4 000 euros. À cette somme s’ajoute une amende forfaitaire de 90 euros pour chaque passage frauduleux constaté, ce qui alourdit considérablement la facture finale.

L’avocat de Monsieur K a précisé que son client avait pris contact avec l’ATMB afin de mettre en place un échéancier de remboursement. La société d’autoroute n’a, à ce stade, pas souhaité se constituer partie civile. Le prévenu reste néanmoins tenu de régler l’intégralité des sommes dues.

Des faits passibles de lourdes sanctions

L’escroquerie aux péages est un délit qui peut entraîner des peines importantes. La loi prévoit jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 375 000 euros d’amende, en particulier lorsque les faits sont répétés. Le passé judiciaire du prévenu, décrit comme celui d’un multirécidiviste, a été pris en compte dans le cadre de la procédure.

D’autres stratagèmes pour contourner les frais de péage existent également : usage de plaques illisibles, manœuvres de recul au dernier moment ou encore exploitation des voies de télépéage sans abonnement valide. Les sociétés d’autoroute rappellent toutefois que ces pratiques sont désormais facilement détectables grâce aux caméras et aux systèmes automatisés de contrôle.

source

TAGS: