Élodie Durand-Quintard est présidente de l’USC rugby depuis juillet 2022.
Est-ce un défi pour une femme d’être à la tête d’un club de rugby ?
Parfois, oui, c’est un défi. Je suis une femme engagée dans mon club, une femme qui s’exprime et qui donne des idées. Je ne suis pas ici par hasard, mais par passion et par respect pour l’ovale carmausin et pour la ville. Bien évidemment, je casse les codes. Et alors ? Mais je ne suis pas là pour prouver que je suis une femme, je suis là pour être une présidente engagée et faire avancer le club. Je suis également membre du comité directeur de la Ligue Occitanie de rugby. C’est un plaisir d’être aux côtés de Joël Castany, Serge Pratmaty, Jérôme Assié, mais également d’Annettes Berbous, Jessica Bourset et Monique Lanies.
Comment gérez-vous les critiques à votre égard ?
Les critiques sont toujours faciles, surtout quand on ne connaît pas le travail réalisé. Dans le sport, et encore plus lorsqu’il s’agit de bénévolat, nous sommes tous critiquables. Aujourd’hui, sur les réseaux sociaux, on critique pour tout et pour rien, et parfois même de façon honteuse. Cela ne m’atteint pas et j’en souris. Au contraire, j’en fais une force. Il faut croire en soi et en ses idées. L’essentiel reste l’engagement, la cohésion et le fait que le club remonte petit à petit.
Comment vivez-vous cette période de reconstruction de l’ovale carmausin ?
Avec lucidité et détermination. On a pris le club comme on nous l’a laissé. Reconstruire demande du temps et beaucoup d’énergie, mais une chose est sûre : rien ne nous arrêtera. Nous avançons pas à pas, ensemble, avec des dirigeants bénévoles, engagés, compétents et passionnés. Rien n’arrête un Carmausin ! À Carmaux, on est 40 présidents et tout le monde décide. Moi, je suis également en cuisine, au ménage et autour du terrain pour aider les bénévoles.
Quels sont les objectifs sportifs du club ?
Chez les seniors, jouer le haut du tableau et accéder à l’échelon supérieur. J’ai une totale confiance dans le groupe actuel, dans le travail du staff et dans l’état d’esprit qui anime cette équipe. L’École de rugby est une priorité. Nous voulons la reconstruire progressivement en intervenant dans les écoles et les villages des alentours. Le pôle jeune continue sa dynamique et le rugby féminin poursuit son développement avec un vrai travail de formation mené avec le SCA.

