Lundi 5 janvier, à l’Espace Valentré, le maire et président du Grand Cahors, Jean-Luc Marx, a présenté ses vœux pour la dernière fois avant de quitter le premier plan de la scène municipale. Un discours de bilan, mesuré et concis, marqué par la transmission et l’avenir. Décryptage.
Lundi 5 janvier, peu après 19 heures, à l’Espace Valentré, le maire de Cahors et président de l’agglomération a présenté ses vœux aux élus, représentants de l’État, partenaires institutionnels et acteurs locaux. Un rendez-vous particulier, puisque l’édile ne sera pas candidat en tant que tête de liste aux élections municipales de mars prochain. Sans emphase inopportune, ni annonce personnelle, le discours a néanmoins pris la forme de derniers vœux, empreints de bilan et de continuité.
Dès l’ouverture, le maire a rappelé le cadre : une année électorale qui impose “la réserve”, mais n’interdit ni la clarté ni l’exigence. Revenant sur l’année écoulée, il a souligné que 2025, annoncée un an plus tôt comme “année utile”, avait tenu ses promesses, malgré les aléas ayant affecté les services publics locaux.

Une année utile malgré les imprévus
L’accident d’un bus de transport public à Lacapelle, l’effondrement du parking de la gare ou encore la fragilisation de la tribune du stade Ilbert ont marqué l’année. Des événements lourds de conséquences, tant financières qu’opérationnelles, qui ont contraint la collectivité à agir dans l’urgence.

Dans ce contexte budgétaire tendu, le maire a néanmoins insisté sur la capacité de la ville et de l’agglomération à maintenir un niveau d’investissement élevé, grâce à une gestion sobre du fonctionnement.
Sécurité et économie, piliers de l’action municipale
La sécurité a ouvert cette séquence. Le renforcement de la police municipale, désormais tangible selon le maire, s’inscrit dans une coopération renforcée avec les services de l’État au sein du conseil intercommunal de prévention de la délinquance. Une complémentarité assumée entre forces nationales et municipales, saluée comme un gage de tranquillité et d’attractivité pour la cité cadurcienne.

Autre axe structurant, le soutien à l’économie et à l’emploi. L’implantation de l’entreprise Tekever au parc des expositions de Cahors Sud a été présentée comme un symbole fort des ambitions du Grand Cahors. Cette arrivée ouvre la voie à l’organisation, en septembre prochain, des Journées Drone par le pôle de compétitivité mondial “Aerospace Vallée”, positionnant le territoire sur les secteurs de l’aérien et du spatial. Plus discrète mais tout aussi significative, l’ouverture d’une antenne de la pépinière Cadurcia en centre-ville illustre cette volonté de dynamisation économique.
Identité, patrimoine et grands projets
Le maire a également mis en avant la reconnaissance croissante de l’identité du territoire. L’obtention du label “pays d’art et d’histoire” pour le Grand Cahors, la qualification “Grand site” pour Cahors-Vallée du Lot par la région Occitanie et l’intégration de Cahors au réseau des “villes sanctuaires” constituent, selon lui, des leviers majeurs d’attractivité touristique. En 2025, plus de 10 000 pèlerins, dont 2 200 étrangers, ont ainsi fait étape à Cahors sur le chemin de Saint-Jacques.
Côté grands projets, les avancées sont nombreuses : passage à la phase opérationnelle du projet partenarial d’aménagement (PPA) de la route de Toulouse, poursuite de la construction de l’unité de filtration de l’eau, aménagement du musée mémoriel du Lot dont l’ouverture est programmée pour le 18 juin et sera le cœur d’une semaine d’animations, restauration programmée du pont Valentré ou encore réhabilitations dans le secteur sauvegardé. La Voie verte, très fréquentée sur sa section Cahors-Arcambal, doit prochainement se prolonger vers Mercuès.
Transmission et regard vers l’avenir
La vie quotidienne, de la petite enfance au grand âge, est restée au cœur du propos, tout comme la santé, avec les projets engagés au centre hospitalier : unité mobile de gériatrie, nouvelle plateforme 15/18, extension du SAMU, équipements innovants et futur campus santé accueillant vingt-sept internes dès l’automne.
Le maire a aussi tenu à saluer le travail des agents et des élus, ainsi que le rôle déterminant des partenaires institutionnels. Sans évoquer explicitement son devenir politique, il a conclu sur une note de transmission et d’espoir, formulant des vœux “d’union, de force et de paix” pour 2026. Des vœux municipaux qui, au cœur de l’Espace Valentré, ont résonné comme un passage de relais. Une “transmission de témoin” qui sera peut-être chamboulée par les élections de mars prochain.

