January 6, 2026

"En France, beaucoup de gens sont prêts à te cracher dessus", David Gaudu dénonce un "acharnement"

l’essentiel
Avant le début de la saison 2026, le coureur de l’équipe française Groupama-FDJ David Gaudu est revenu sans langue de bois sur son exercice 2025 très compliqué dans un entretien accordé à l’Équipe ce lundi 5 janvier. Il explique notamment avoir été victime “d’acharnement”.

David Gaudu, ancien grand espoir du cyclisme français aujourd’hui âgé de 29 ans, a longtemps été vu comme celui qui devait prendre le relais de Romain Bardet et surtout de Thibaud Pinot, qui fut son leader à la Groupama-FDJ, et faire rêver les Français sur les routes de la Grande Boucle. Des espoirs qu’il a pour l’instant déçus, ne remportant aucune étape et ne parvenant jamais à se hisser sur le tant convoité podium du Tour de France (son meilleur classement reste sa 4e place de 2022).

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Ce statut si particulier dans le cyclisme tricolore lui a valu un traitement parfois à part et une grande exigence que ce soit de la part des médias ou du public. Forcément, après une saison 2025 qu’il décrit lui-même dans un entretien accordé à l’Équipe ce lundi 5 janvier, comme “la plus dure de sa carrière”, allant jusqu’à la qualifier de “calvaire”, l’heure n’a pas été à la tendresse le concernant. Il le dit, il a “touché le fond”. Malgré une victoire en début de saison (au Tour d’Oman), il enchaîne les galères avec de nombreuses blessures et ne se présente pas sur le Tour de France, le rendez-vous le plus attendu comme chaque année.

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À la Vuelta, il arrache un succès de prestige sur la 3e étape et enfile le maillot rouge de leader… Qu’il ne parvient à garder qu’une seule journée, immédiatement rattrapé par ses limitations du moment. En parallèle, en coulisses, les liens de confiance avec son équipe se détendent, au point qu’il change d’entraîneur à l’intersaison. Exit David Han, son coach de toujours, c’est désormais Luca Festa, un Italien qui accorde une importance toute particulière au “volume” d’entraînement, qui le suit au quotidien.

Le fardeau de l’attente populaire et médiatique

“On part sur de nouvelles bases”, assure néanmoins le coureur à propos de sa relation avec la Groupama-FDJ avec qui il est lié jusqu’en 2027. Dans cette même interview, il jure avoir “changé d’état d’esprit”. Il revient revanchard, visiblement touché par les critiques dont il a parfois été l’objet. Il n’hésite d’ailleurs pas à décrire son traitement médiatique comme de “l’acharnement”.

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“En France, beaucoup de gens sont prêts à te cracher dessus quand tu es au fond du trou parce qu’ils étaient jaloux quand tu réussissais”, estime le coureur dans un discours souvent repris par une certaine partie de la population française qui n’hésite pas à traiter certains de leurs compatriotes d’envieux. Par rapport à cela, il estime être aujourd’hui moins au centre des attentes et donc d’être quelque peu libéré de ce fardeau.

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Ceux qui l’en ont libéré sont les Tricolores qui ont animé la saison Kévin Vauquelin, Paul Magnier et surtout Paul Seixas. Concernant la pépite, il déclare tout de suite “J’espère que les médias vont le laisser tranquille parce que ça a l’air d’être un super mec.” Preuve que sa rancoeur est encore loin d’être effacée de ce côté.

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