Champion du monde et quadruple vainqueur de la Ligue des champions, Sergio Ramos est unanimement considéré comme l’un des meilleurs footballeurs de l’Histoire. Formé au FC Séville où il a fait ses débuts professionnels, il se serait associé à des investisseurs étrangers dans le but de racheter le club. Un projet qui contrarie paradoxalement ses envies d’Europe en vue de la coupe du monde 2026. Explications.
Les liens qui unissent les joueurs de football à leur club formateur sont souvent très puissants. Sergio Ramos qui a brillé durant toute sa carrière sous le maillot du Real Madrid et de la sélection espagnole reste particulièrement attaché au FC Séville, son premier club. Il y effectue ses premiers matchs professionnels au début de l’année 2004 puis quitte le club à l’été 2005 pour rejoindre Madrid.
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Après une carrière remplie de succès (au point de lui permettre d’être cité parmi les meilleurs défenseurs de l’histoire), il décide de retourner dans le club sévillan à l’issue d’un bref passage par le PSG. Il quitte définitivement le championnat espagnol à l’issue de cette “dernière danse” de la saison 2023-24.
On apprend ce samedi 3 janvier qu’il pourrait bien retrouver une place au sein du FC Séville. Le média américain The Athletic assure que le défenseur sacré champion du monde en 2010 fait partie d’un groupe d’investisseurs déterminé à racheter le club. Montant de l’opération : 400 millions d’euros. L’offre concerne un rachat de 100 % des parts du club.
Ramos, “visage public” d’une offre d’investisseurs étrangers
Ramos n’est pas l’investisseur principal, mais il serait chargé d’être “son visage public”, comme le décrit le journal spécialisé The Athletic. Il serait soutenu par des investisseurs étrangers, et notamment un fond américain, selon la source anonyme citée par nos confrères outre-Atlantique. Pour que le projet aille à son terme et que cette offre soit effectivement soumise, il faut qu’une évaluation précise de la dette du club soit transmise aux investisseurs, qui ont commandé un audit extérieur. Celle-ci est actuellement estimée aux alentours des 180 millions d’euros.
Selon cet article, “l’accord devrait prendre du temps avant d’être finalisé”. Si l’offre venait à aboutir, Ramos, actuellement sans club depuis son départ de l’équipe mexicaine de Monterrey ce 1er janvier 2026, n’aurait pas le droit d’évoluer sous les couleurs de Séville. Cette loi fait suite à une polémique déclenchée par son ancien compère dans la charnière de l’équipe d’Espagne, Gérard Piqué. Ce dernier avait négocié la délocalisation de la Supercoupe d’Espagne en Arabie Saoudite alors même qu’il évoluait encore au FC Barcelone. Depuis une règle simple a été mise en place dans le pays ibérique : “Les athlètes en activité ne peuvent détenir d’intérêts commerciaux dans les compétitions auxquelles ils participent pour conserver l’intégrité sportive de ces dernières”. Un véritable frein pour le joueur le plus sélectionné de l’histoire de la Roja qui serait déterminé à évoluer de nouveau en Europe dans l’espoir de décrocher une place pour la coupe du monde 2026.

