Comme on pouvait le craindre et malgré la vaccination de la totalité du cheptel dans l’Ariège, un nouveau cas de dermatose nodulaire contagieuse a été repéré dans ce département, à Léran, à quelques kilomètres de la frontière avec l’Aude.
Vacciné depuis 15 jours, ce troupeau de 113 bêtes va être abattu. Les éleveurs ont accepté le protocole et “ne veulent pas de blocage chez eux”, selon un porte-parole de la Confédération paysanne de l’Ariège.
Il demeure que ce nouveau cas entraîne la mise en place d’une nouvelle zone réglementée d’un rayon de 50 kilomètres autour de ce foyer comme l’indique la préfecture ce samedi 3 janvier.
Au total, cette zone de protection n° 6 comprend 167 communes audoises sur tout l’ouest du département. La zone de surveillance n° 6 en compte 239. Pour les communes du département de l’Aude placées en zone réglementée, les mesures mises en place sont notamment : la limitation des mouvements de bovins au sein de la zone et hors de la zone et des animaux des espèces sensibles ; la vaccination obligatoire, prise en charge par l’État, et sans délais de tous les bovins. Cette zone est distincte des zones réglementées précédemment instaurées dans le département. La situation des communes placées dans ces zones reste inchangée à ce jour.
Selon le ministère de l’agriculture au 31 décembre 2025, 20 716 animaux ont été vaccinés dans l’Aude sur les 21 904 recensés.
À l’initiative du syndicat des éleveurs et des paysans audois (Selpa), sur le parvis de l’église de Limoux, 113 bougies ont été allumées ce vendredi 2 janvier à 21 heures pour les 113 vaches abattues en Ariège. Les éleveurs mobilisés dénoncent “des victimes d’un protocole sanitaire décidé par des politiques hors sol, déconnectés du terrain et du monde paysan. Une minute de silence a été observée pour ces animaux tués inutilement et pour notre agriculture que l’on sacrifie”.
