Abordée devant une agence bancaire, une septuagénaire a été dépouillée de 800 euros par un escroc multirécidiviste à Marseille le 5 janvier 2026.
Les explications et les supplications n’y ont rien changé. Déjà condamné à seize reprises, un homme âgé d’une quarantaine d’années a été condamné à dix mois de prison ferme pour une escroquerie commise début janvier à Marseille. Une affaire qui a profondément marqué sa victime, Martine*, une septuagénaire encore sous le choc, raconte La Provence.
Tout commence le 5 janvier 2026, lorsque la retraitée patiente devant une agence bancaire du 12e arrondissement en attendant que sa petite-fille sorte de l’école. C’est à ce moment-là qu’un homme l’aborde et l’alerte : elle risque, selon lui, une verbalisation si elle ne va pas chercher un ticket de stationnement au distributeur automatique situé dans la banque. Pour la convaincre, il affirme avoir récemment été verbalisé dans les mêmes circonstances.
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“Je me demande encore comment il a fait”
Mise en confiance, la grand-mère ne se doute de rien et accepte de le suivre dans le hall de l’établissement. L’homme l’observe en train de composer son numéro, avant de détourner son attention en évoquant une panne du système. Quelques minutes plus tard, la victime reçoit une notification de sa banque : un retrait de 800 euros en liquide vient d’être effectué. Elle dépose plainte immédiatement.
Rapidement interpellé grâce aux caméras de vidéosurveillance, l’homme a été jugé le vendredi 9 janvier. “Je me demande encore comment il a fait”, confiera-t-elle plus tard à la barre, lors de l’audience. “Depuis, je ne dors pas la nuit. Je revois les choses en boucle”, ajoute-t-elle, encore très éprouvée par cette escroquerie.
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Il s’en était déjà pris à des personnes vulnérables
Pour justifier ce vol, l’homme a expliqué avoir voulu “faire plaisir à son fils”. “J’ai fait n’importe quoi alors que depuis des mois j’essayais de me réinsérer. J’ai voulu faire plaisir à mon fils, son anniversaire était le lendemain”, explique le prévenu, demandant une nouvelle chance et de l’aide pour “rentrer dans le droit chemin”.
Un discours qui n’a pas convaincu les magistrats. Le casier judiciaire du quadragénaire affiche seize condamnations depuis 2005, dont plusieurs pour des vols, parfois avec violence, visant des personnes vulnérables. Le procureur Pierre-Yves Pezzino a dénoncé une “forme de nombrilisme” et requis douze mois de prison ferme avec maintien en détention.

