Xi Jinping, lors du congrès du 30ᵉ anniversaire
de la mise en œuvre de la Constitution, à Pékin, le 4 décembre 2012. HUANG JINGWEN/XINHUA VIA AFP
Pour aller plus loin
Quand, dans une salle du Palais du Peuple, à Pékin, le tout nouveau secrétaire général du Parti communiste chinois (PCC) se présente à la presse ce 15 novembre 2012, accompagné des membres de son comité permanent, la différence avec son prédécesseur, Hu Jintao, austère et prévisible, saute aux yeux : Xi Jinping s’excuse pour son retard. Puis il lance : « Notre but sera de répondre aux aspirations du peuple pour une vie meilleure », sans même convoquer les poncifs du marxisme-léninisme. Son style détonne. Les Chinois se prennent à rêver d’un renouveau sans trop savoir lequel, mais l’ère Xi Jinping peut commencer. Ce nouveau dirigeant vient de loin. Son père Xi Zhongxun est un ancien révolutionnaire qu’on a limogé, emprisonné et contraint un temps à l’oubli politique. Son fils n’est pas rancunier : après plusieurs candidatures, il entre au Parti en 1974, à 21 ans. L’année suivante, il est admis à la prestigieuse université pékinoise Tsinghua, où il suit une formation d’ingénieur chimiste grâce aux filières réservées aux ouvriers, paysans et soldats, héritées de la Révolution culturelle. Son diplôme en poche, Xi Jinping commence sa carrière de cadre du Parti au niveau local, d’abord dans le Hebei, puis dans le Fujian et le Zhejiang.
En 1985, à 32 ans, il débarque à Xiamen, dans le Fujian : cette ville de bord de mer fait face à Taïwan. Elle est aussi l’une des premières « zones économiques spéciales » du pays, créées pour attirer les investissements étrangers. Le Parti lui confie la supervision de vastes chantiers urbains et po…
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