Des manifestations contre l’attaque israélienne et américaine en Iran, qui a causé la mort de l’ayatollah Ali Khamenei, ont lieu à Bagdad (Irak) le 1er mars 2026. MURTADHA AL-SUDANI / ANADOLU VIA AFP
Si vous avez décroché de l’actualité ce week-end, voici les principales informations à retenir de ces samedi 28 février et dimanche 1er mars.
• Opération « Furie épique » sur l’Iran
Les Etats-Unis et Israël ont mené samedi 28 février une série de frappes contre l’Iran. Peu de temps après l’attaque, la République islamique ripostait par des salves de missiles, faisant craindre un embrasement régional. Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a confirmé une « opération » conjointe contre la « menace existentielle que fait peser le régime terroriste en Iran ». Selon l’armée israélienne, les frappes ont visé des « dizaines d’objectifs militaires » et avaient été menées après des mois de planification entre les deux pays alliés.
Côté américain, Donald Trump a annoncé que les Etats-Unis avaient lancé une « opération de combat majeure » contre l’Iran baptisée « Fureur épique ». Dans un message vidéo sur sa plateforme Truth social, il a promis de « détruire » les capacités de missiles de la République islamique et de « réduire à néant » sa marine, assurant que l’objectif américain était d’« éliminer des menaces imminentes » causées par Téhéran. Au peuple iranien, il a lancé depuis sa résidence de Palm Beach en Floride : « L’heure de votre liberté est à portée de main. »
• La mort de l’ayatollah Kamenei confirmée
Ali « Khamenei, l’une des personnes les plus diaboliques de l’Histoire, est mort », a affirmé dans la soirée de samedi le président américain Donald Trump sur sa plateforme Truth Social. Une annonce confirmée tôt dimanche par la télévision d’Etat iranienne. Celle-ci a précisé que la transition serait assurée par un triumvirat composé du président iranien, Massoud Pezeshkian, du chef du pouvoir judiciaire en Iran, Gholamhossein Mohseni Ejeï, ainsi que d’un membre du Conseil des gardiens de la Constitution.
Outre la mort du guide suprême Ali Khamenei, les décès du chef des Gardiens de la Révolution, Mohammad Pakpour, du conseil de Khamenei, Ali Shamkhani ainsi que du chef d’état-major des forces armées iraniennes, Abdolrahim Moussavi, ont également été confirmées dimanche par l’Iran. La télévision iranienne a précisé qu’ils avaient été tués « lors d’une réunion du Conseil de défense », ajoutant que d’autres noms seront annoncés ultérieurement.
Le chef du gouvernement israélien Benyamin Netanyahou avait, le premier, affirmé que « de nombreux signes » indiquaient que le dirigeant était mort. Selon la télévision israélienne, « 30 bombes » ont été larguées sur son complexe résidentiel. Dimanche, le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, s’est félicité de la mort du guide suprême, déclarant que « justice a été rendue ».
• La France ne peut que « se satisfaire » de la mort de Khamenei
En France, la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a estimé que l’Hexagone ne peut que « se satisfaire » de la mort du guide suprême iranien. « Le mollah Khamenei était un dictateur sanguinaire qui a opprimé son peuple, avili les femmes, les jeunes, les minorités, et il est encore récemment responsable de la mort de milliers de civils dans son pays et dans la région. On ne peut donc que se satisfaire de sa disparition », a-t-elle déclaré au Grand Jury RTL/M6/Le Figaro/Public Sénat.
Pour la cheffe de la diplomatie de l’Union européenne, Kaja Kallas, la mort d’Ali Khamenei constitue un « moment décisif » dans l’Histoire du pays. « La mort d’Ali Khamenei est un moment décisif dans l’histoire de l’Iran. Ce qui suivra est incertain. Mais il existe désormais un chemin ouvert vers un Iran différent, que son peuple pourrait avoir davantage de liberté pour façonner », a écrit Kaja Kallas sur X.
A contrario, la Chine a condamné « fermement » la mort d’Ali Khamenei, y voyant une « violation grave de la souveraineté et de la sécurité de l’Iran, un piétinement des objectifs et principes de la Charte des Nations unies et des normes fondamentales des relations internationales ». Le président russe Vladimir Poutine a lui aussi dénoncé la mort du guide suprême iranien, Ali Khamenei, qualifiant cet acte de « violation cynique » de « la morale et du droit international ».
• Un pétrolier de la flotte fantôme russe arraisonné
Les forces spéciales belges ont intercepté dans la nuit de samedi à dimanche en Mer du Nord un navire appartenant à la « flotte fantôme » utilisée par la Russie pour contourner les sanctions occidentales liées à la guerre en Ukraine. Les procureurs ont identifié le navire, qui était censé rentrer en Russie, comme étant l’Ethera. Le pétrolier battait pavillon de la Guinée, mais une inspection à bord a confirmé les soupçons selon lesquels il naviguait sous faux pavillon, ont-ils indiqué. Une enquête pénale a été ouverte.
L’opération a été menée aux côtés des partenaires du G7, nordiques et baltes de la Belgique, et en coordination avec la France, a-t-il ajouté. Le président français Emmanuel Macron a confirmé sur X que les forces navales françaises avaient apporté leur assistance à l’opération, la qualifiant de « coup majeur » porté à la flotte fantôme russe.
• En meeting à Perpignan, Bardella s’en prend à Mélenchon
A 24 heures d’intervalle, RN et LFI se sont affrontés dans la plus grande ville de France gérée par le Rassemblement national, Perpignan. Samedi, Jordan Bardella a appelé la gauche « dite modérée, si elle existe encore dans notre pays, à rompre définitivement avec LFI » et « à refuser toute alliance de second tour ». Très applaudi par le public, le président du RN a chargé LFI devant plus de 3 000 personnes. « A Lyon, dans les rues de France, l’extrême gauche a tué (…) non par accident, non par rixe qui aurait mal tourné, comme on a pu le lire dans certains journaux. Ce drame est le résultat d’un climat de violence méthodiquement construit et installé dans le pays par Jean-Luc Mélenchon et par ses amis », a ajouté Jordan Bardella, avant de s’adresser au leader de LFI. « Je le dis solennellement à Jean-Luc Mélenchon : on ne peut pas prétendre incarner la République et tolérer que prospère autour de soi un climat d’intimidation, de menaces et de violence », a-t-il ajouté.
Riposte attendue : Jean-Luc Mélenchon était à son tour en meeting dimanche à Perpignan pour soutenir le candidat LFI aux municipales. « La décision finale commence à présent dans le choix politique fondamental de la France. Entre eux, l’extrême droite, les fascistes, les suprémacistes et nous, il va falloir choisir, parce qu’il n’existe rien d’autre de durable, de stable », a-t-il lancé. Jean-Luc Mélenchon a appelé à « construire un front antifasciste », sous les applaudissements d’un public de tous âges brandissant notamment des drapeaux français et palestiniens. « Il faut que ce front soit stable et qu’il montre du doigt clairement où est le risque de la désorganisation. C’est dans ce département, c’est dans cette région que la question se joue », a-t-il ajouté.

