Le commandant du “Corps des volontaires russes” Denis Kapustin a été tué sur le front de Zaporijia, touché par un drone FPV ce vendredi 26 décembre. Il se battait aux côtés de l’Ukraine.
Cofondateur et commandant du Corps des volontaires russes (RDK), Denis Kapustin, Nikitin de son vrai nom, a été tué dans la nuit de vendredi 26 à samedi 27 décembre, sur le front de Zaporijia, rapportent plusieurs médias locaux. “Denis Kapustin a été tué cette nuit, sur le front de Zaporijia, alors qu’il menait une mission de combat”, a précisé le RDK dans un message publié ce samedi sur sa chaîne Telegram, cité par L’Indépendant. L’homme aurait été abattu par une frappe de drone FPV, selon les premiers éléments de l’enquête.
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Selon le média Interfax, Denis Kapustin a vécu en Europe avec ses parents pendant plus d’un an, puis est parti étudier aux Pays-Bas et en Allemagne. Arrivé à Kiev en 2014, il affirmait avoir acquis la conviction que “la liberté, au sens plein du terme, est synonyme d’Ukraine”. C’est pourquoi, en 2017, il a décidé de “s’installer dans un endroit où la liberté est plus grande”. Le 24 février 2022, il déclarait avoir décidé de défendre l’Ukraine.
Un homme aux multiples facettes
Le groupe du Corps des volontaires russes, dont il est le fondateur, est une unité créée en 2022 avec des migrants et des volontaires russes qui se battait notamment dans la région de Belgorod. Elle a acquis une notoriété médiatique grâce aux raids menés par Kapustin dans les régions frontalières de la Russie, notamment à Belgorod et Koursk.
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Ces derniers mois, cette figure “connue du milieu hooligan et de l’extrême droite néonazie en Russie”, écrit L’Express, était toujours à Kiev. Il participait notamment à la distribution d’aide humanitaire, encadrait les volontaires et livrait des médicaments mais avait également effectué plusieurs missions de combat. “Nous nous vengerons”, a déclaré le RDK, cité par les médias ukrainiens.
En Fédération de Russie, il fut reconnu comme terroriste et extrémiste, et plusieurs poursuites pénales furent engagées contre lui. Un tribunal le condamna même par contumace pour trahison et terrorisme, ajoutant que Kapustin “affichait des opinions d’extrême droite”. Avant la guerre, Denis Kapustin était un homme d’affaires réputé en Ukraine ; il possédait également sa propre marque de vêtements, WhiteRex.

