Le président taïwanais Lee Teng-hui avec ses partisans le soir de sa victoire, devant son quartier général de campagne à Taipei, le 23 mars 1996. ROBYN BECK/AFP
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Lee Teng-hui salue une foule en liesse à son QG de campagne dans le centre de Taipei : « C’est un moment historique. La porte de la démocratie est désormais complètement ouverte. Dans ce moment très difficile et dangereux, avec des menaces venant de l’extérieur, nous avons accompli notre mission. » Nous sommes le 23 mars 1996 et, pour la première fois en cinq mille ans d’histoire chinoise, un chef d’Etat est élu au suffrage universel direct. Les heureux électeurs habitent l’île de Taïwan, où après quatre décennies de parti unique et la levée de la loi martiale en 1987, un processus démocratique s’est enclenché.
Avec 54 % des suffrages, Lee Teng-hui, chef du Guomindang (GMD), parti nationaliste, et président sortant depuis 1988, l’emporte largement dans un paysage politique encore marqué par l’autoritarisme de la République de Chine, dirigée par Tchang Kaï-chek, le leader nationaliste vaincu en 1949 et repl…
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