Un terrible carnage qui aurait fait 241 morts selon le régime chinois, 10 000 selon les services britanniques. LANGEVIN JACQUES/GETTY IMAGES
Pour aller plus loin
« Mieux vaut être salaud que mort. » C’était le genre de philosophie que professait l’écrivain Liao Yiwu dans les années 1980, quand il était encore un beatnik plus intéressé par les femmes, la bagarre et les cuites à l’alcool blanc que par ses compatriotes qui réclamaient la démocratie. La politique n’était pas du tout son métier. Liao Yiwu était un « poète vagabond » qui « jouait au parasite intégral » dans le Sichuan en « racontant n’importe quoi ».
Et puis, dans la nuit du 3 au 4 juin 1989, alors qu’il entendait parler de ces jeunes gens qui, à des milliers de kilomètres de chez lui, se rassemblaient depuis le mois d’avril place Tiananmen, ce « n’importe quoi » a pris la forme d’une « profération » hallucinée qui disait : « Le grand massacre c…
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