December 22, 2025

"Entre 1 500 € et 4 000 € par câble" : les voleurs de cuivre ont trouvé une nouvelle combine qui désespère les conducteurs de voitures électriques

l’essentiel
Les stations de recharge pour véhicules électriques sont la cible de vols de câbles en cuivre. À Albi, ces actes de vandalisme coûtent cher, jusqu’à plusieurs dizaines de milliers d’euros par station. La recrudescence inquiète les exploitants.

Elles ont été installées pour éviter le coup de la panne. Mais début décembre, il valait mieux ne pas avoir une batterie à plat en se rendant à la station de recharge pour véhicules électriques installée aux Portes d’Albi. Les usagers ont alors découvert une scène inhabituelle : les câbles de recharge avaient tout simplement disparu.

Un acte de vandalisme qui tend à se multiplier dans le département. Depuis le début de l’été, au moins deux autres cas similaires ont été recensés dans le département. La raison de ces dégradations se trouve sous le PVC qui relie le pistolet de charge à la borne.

“Entre 1 500 € et 4 000 € par câble”

Ces câbles ne sont, en effet, pas sectionnés pour une éventuelle réutilisation mais bien pour les métaux qu’ils contiennent. Notamment un en particulier : le cuivre, facile et rapide à revendre. Alors que les voies ferrées ou encore les éclairages publics étaient déjà ciblés par les voleurs de cet “or brun”, les bornes de recharge pour voitures électriques attirent désormais les convoitises.

Le préjudice pour les usagers ainsi que les exploitants de ces stations de recharge est important. Contacté, Atlante, l’opérateur chargé de l’exploitation des bornes installées aux Portes d’Albi, indique que ces larcins représentent “un coût significatif : selon le modèle du chargeur, il varie généralement entre 1 500 € et 4 000 € par câble, avec un impact renforcé lorsque la station compte plusieurs bornes (en moyenne quatre bornes, soit huit câbles concernés)”. Soit entre 12 000 et 32 000 € sur la station albigeoise.

L’entreprise indique également avoir déposé plainte pour démarrer les démarches auprès des assurances. Pour les utilisateurs, le délai pour retrouver l’usage de la borne varie. “Dès qu’une dégradation est identifiée, un technicien est dépêché sur site dans un délai moyen de trois heures afin de constater les faits et constituer le dossier destiné aux autorités et à l’assurance. Pour des raisons de sécurité, l’alimentation électrique est immédiatement coupée, entraînant la fermeture temporaire de la station. La remise en service intervient ensuite dans un délai variable, de quelques jours à plusieurs semaines, en fonction de la disponibilité des pièces et des partenaires techniques”, explique l’entreprise.

Alors que des syndicats de la filière automobile et des réseaux électriques alertent, au niveau national, d’une recrudescence de ce type de larcins, les voleurs ne manquent pas de cibles : 8 046 nouvelles stations ont vu le jour en 2024 selon un baromètre publié par l’Avere-France et le ministère de la Transition écologique, et la dynamique n’est pas près de ralentir.

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