La fille de l’ancien ministre de la Culture Jack Lang est revenue ce jeudi 6 février sur ses liens avec le criminel sexuel américian.
Elle brise le silence. Caroline Lang, la fille de l’ancien ministre socialiste a précisé la nature de ses relations avec Jeffrey Epstein, qu’elle considérait “comme un ami, pas un intime”, ce jeudi février sur BFMTV. Une prise de parole intervient après sa démission du Syndicat des producteurs indépendants (SPI), consécutive aux révélations sur ses liens avec le criminel sexuel américain.
La productrice estime avoir rencontré le financier une quinzaine de fois entre 2012 et son décès en 2019. Face aux interrogations sur les réseaux de traite d’êtres humains mis en place par le milliardaire, elle a plaidé l’ignorance totale. “Je ne pouvais pas savoir, et mon père non plus”, a-t-elle affirmé sur la chaîne d’information. Son père, Jack Lang a 86 ans, avait déjà indiqué à l’AFP assumer ses anciens liens avec l’Américain, précisant que rien ne laissait alors présumer de ses activités délictuelles.
Il méritait une “seconde chance”
Une enquête de Mediapart publiée lundi révèle que Caroline Lang a cofondé en 2016 une société offshore avec Jeffrey Epstein. Domiciliée aux îles Vierges américaines, cette structure visait l’acquisition d’œuvres d’art. L’intéressée assure n’avoir perçu “aucun bénéfice” via ce fonds d’investissement. Elle déclare avoir quitté ses fonctions dès l’arrestation du financier en 2019, découvrant alors ce qu’elle qualifie de “crimes monstrueux”.
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Bien qu’elle nie connaître l’ampleur du réseau, Caroline Lang admet avoir eu connaissance de la condamnation de 2008 concernant des mineures. Elle justifie le maintien de leur relation par la conviction qu’il avait payé sa “dette” et méritait une “seconde chance”. Surprise par la présence de son nom sur le testament de Jeffrey Epstein, dans lequel il est mentionné qu’il lui lègue 5 millions de dollars, elle l’attribue à une forme de bienveillance. “Je pense qu’il avait de l’affection pour moi. Il voyait que j’étais une mère seule avec deux enfants”. Et d’ajouter : “c’était un ami, ce n’était pas un intime, il n’était pas du tout dans mon cercle proche”.

