Les berges du Gers s’apprêtent à s’étendre jusqu’à Pavie, un projet ambitieux qui débutera en 2026. Avec un coût estimé à 827 000 €, cette première étape permettra d’aller jusqu’à la limite Auch-Pavie.
Coureurs, marcheurs, cyclistes… En cet après-midi ensoleillé, ils sont nombreux, malgré des températures plutôt fraîches, à se promener sur les berges du Gers, à proximité du pont de la Treille. “Les week-ends, ce n’est pas la peine, il y a trop de monde”, décrit Christian. Le retraité se balade régulièrement sur la promenade Desbons avec son chien Napoléon. “Souvent, en fin de semaine, je vais de l’autre côté, sur le chemin qui passe derrière la zone de Clarac.”

Alors quand il apprend que les berges du Gers vont prochainement être prolongées, jusqu’à Pavie, il trouve cette idée “super. Ça permettra d’aller se balader ailleurs.” De nombreux passants ignorent encore que le projet est dans les cartons. Et devrait débuter en 2026. “Nous habitons du côté du Mouzon, donc généralement nous partons toujours en direction de l’hippodrome, explique un couple de marcheurs. Du coup, on pourrait peut-être aller dans l’autre sens.”
Patricia est, elle, très optimiste à l’idée de prochainement pouvoir étendre ses promenades quotidiennes. “Je vais toujours vers Leclerc, en changeant parfois pour le retour”, indique la jeune retraitée, qui marche d’un pas déterminé. “Parfois je prends aussi des parcours en ville. Mais c’est vrai que j’en ai ras le bol de faire toujours la même chose.” La marcheuse se réjouit donc du projet mais craint tout de même que les travaux ne prennent du temps. “Il y a quand même du boulot parce qu’il y a les jardins ouvriers, les champs…”
Subventions et accompagnement
Et le Grand Auch Cœur de Gascogne le reconnaît, “c’est un projet qui date, le dossier était étudié par l’ancienne majorité”, rappelle Rui Oliveira Santos, vice-président de l’agglomération aux Transports et mobilités, évaluation des politiques publiques. “Les conditions n’étaient pas réunies pour que l’on puisse avancer.”

Pourtant, depuis quelque temps, le projet est relancé : “On a réussi à trouver des partenaires qui semblent en mesure de nous accompagner”, poursuit l’élu. Lors de la dernière séance du conseil communautaire, une demande de subvention a en effet été votée auprès du Fonds européen de développement régional (Feder) et de l’État.
Le projet a été phasé en deux étapes : la première concerne l’itinéraire sur la commune d’Auch, jusqu’à la limite avec Pavie. Le cheminement prévu est celui de l’ancienne voie ferrée. “À Auch, la commune possède les emprises foncières, donc cela ne pose pas de problème”, précise Rui Oliveira Santos. Les travaux devraient débuter au printemps ou à l’été 2026. Le coût de cette phase 1 est estimé à 827 000 € HT, avec une part d’autofinancement de 248 000 €, soit 30 % du montant.
Jusqu’au stade de Pavie
La seconde phase de l’extension des Berges, jusqu’au stade de Pavie, devrait quant à elle intervenir en 2028. Le tracé reste à définir. L’une des difficultés réside dans le fait que Pavie ne détienne pas toutes les emprises foncières. Trois itinéraires sont donc au cœur d’une étude. “Le premier passe par la route, mais il faut élargir la voie, indique le maire de Pavie, Jean-Michel Blay. Le second passerait sur l’ancienne voie ferrée ou alors, le troisième, une petite variante, passerait par le haut, plus près d’un bois, mais ce n’est pas le plus intéressant.”
“Il faut aussi travailler avec le lycée, pour étudier comment on descend le long de la route, si le tracé est l’ancienne voie ferrée”, continue l’élu communautaire, confiant dans la réalisation du projet. “Il y a quand même quelques détails supplémentaires à voir, mais la volonté est bien là.” Une troisième phase est d’ailleurs déjà envisagée : elle concerne les liaisons d’Auch et de Preignan et de Pavie et Auterrive.

