Le joueur, victorieux du titre suprême sous le maillot des Bleus, aurait été victime, avec une trentaine d’autres personnes, d’une opération immobilière frauduleuse. L’accusé dément les faits.
Hugo Lloris, pris dans un piège immobilier ? La confiance, essentielle pour un gardien de but, semble avoir fait défaut au portier sacré champion du monde 2018 avedc les Bleus dans ses investissements immobiliers.
Selon une enquête de Mediapart, le joueur le plus capé de l’histoire des Bleus aurait été victime d’une escroquerie orchestrée par Frédéric Merlin, le propriétaire du prestigieux BHV (Bazar de l’hôtel de ville) à Paris.
L’opération a débuté en 2019 à Nice, ville natale du champion. Frédéric Merlin lance alors une ambitieuse vente à la découpe pour rénover un immeuble vétuste.
La plaquette commerciale est alléchante : elle promet des logements de luxe, avec “moulures au plafond” et une livraison garantie pour fin 2022, assurant aux 30 copropriétaires un “investissement sûr”.
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De la Rolls-Royce aux décombres
Lloris, qui avait investi personnellement en acquérant deux étages totalisant 400 m² chacun, est loin d’avoir vu son rêve niçois se concrétiser. Trois ans après le début des opérations, le chantier est à l’arrêt. L’entreprise de travaux a été liquidée en 2025, laissant l’immeuble inhabitable.
La déception est immense pour les investisseurs : “On nous avait vendu l’équivalent d’une Rolls-Royce, mais si on arrive in fine à s’en sortir avec une deux-chevaux, on sera chanceux”, se lamente l’un des copropriétaires auprès de nos confrères.
L’ampleur de la somme dilapidée est vertigineuse : au total, les investisseurs auraient versé environ 15 millions d’euros. Or, l’enquête révèle que près de 10 millions d’euros de ces fonds seraient revenus directement à Frédéric Merlin.
L’accusé se défend
Face au scandale, le patron du BHV rejette toute responsabilité, pointant du doigt l’entreprise de construction, qu’il accuse d’être “défaillante”.
Cependant, cette version est mise à mal par des décisions de justice. En 2023, la société de Frédéric Merlin a été condamnée à verser 160 000 euros d’impayés et 90 000 euros de dommages et intérêts à l’entreprise de travaux. Ce jugement contredit son récit et renforce la potentielle piste d’une gestion défaillante.

