November 29, 2025

Au four et dans son verger, Cloé Balaye cultive sa nouvelle vie et réinvente la boulangerie avec son concept savoureux de "Pain du jardin"

l’essentiel
Le projet artisanal de Cloé Balaye, “le Pain du jardin”, prend racine à Figeac (Lot). Avec un four à bois et un verger, elle change de vie et réinvente la boulangerie. Sa production, déjà appréciée, est disponible sur commande.

Il y a deux ans, Cloé Balaye a posé ses valises sur les hauteurs de Figeac. Route de la Tour Nègre, en contrebas de la zone de l’Aiguille, la mère de famille, passionnée de voyages, a eu un véritable coup de cœur pour une belle bâtisse en pierre à la vue imprenable. L’endroit idéal pour entamer une nouvelle vie et sa reconversion professionnelle. “Je cherchais un lieu avec un peu de terrain pour aménager un verger et aussi pour faire une boulangerie. Je voulais qu’il y ait de l’eau et ici il y a deux sources donc c’est merveilleux. La maison est hyper bien exposée. Alors voilà quand je suis tombée sur cet endroit, tout y était !”.

La boulangère Cloé Balaye a démarré sa production pour l’instant dans un fournil qu’elle partage à Maurs.
La boulangère Cloé Balaye a démarré sa production pour l’instant dans un fournil qu’elle partage à Maurs.
Reproduction autorisée pour la Dépêche du Midi.

Fraîchement installée au cœur du Lot, à 48 ans, Cloé Balaye décide de mettre le cap sur un projet artisanal qui lui trotte dans la tête depuis longtemps. Issue d’une famille de navigateurs, elle se jette à l’eau et crée son entreprise baptisée “le Pain du jardin”. “C’est tout un concept. Mon idée, c’était d’abord de vendre mon pain que je veux fabriquer dans un four à bois traditionnel, un peu à l’ancienne. J’ai de la chance : mon fils qui est maçon va pouvoir me l’installer dans la grange, derrière la maison. Autour, il y aura mon verger pour produire du fruit séché que je vais réintégrer dans des pains spéciaux. J’ai commencé à planter des vignes, des poiriers des pruniers, des néfliers… Pour le début, j’ai déjà des noyers et des figuiers”.

Après une vie professionnelle variée dont une vingtaine d’années comme travailleur social, Cloé Balaye rêve de “faire du pain” à sa manière. “Au Maroc, j’ai passé plusieurs mois à faire du pain. J’ai adoré et ça ne m’a jamais quitté. Je me souviens aussi que ma mère faisait déjà le pain sur le bateau quand j’étais enfant. Le pain, c’est devenu une sorte d’évidence. Faire quelque chose de mes mains. Je me suis formée en apprentissage en passant un CAP chez les Compagnons du devoir. J’ai rencontré des gens aux parcours incroyables et un savoir-faire dont on aura toujours besoin”.

“J’aimerais ouvrir comme une boulangerie de quartier”

Cloé Balaye en pleine fabrication de ses pains.
Cloé Balaye en pleine fabrication de ses pains.
Reproduction autorisée pour la Dépêche du Midi.

Le projet prend forme et les idées ne manquent pas. En attendant la mise en service de son four prévue au printemps prochain, Cloé Balaye partage le fournil d’une paysanne boulangère à Maurs un jour par semaine. “Je l’ai rencontrée lors d’un stage. On s’est lancé il y a quatre mois, en août. C’est vraiment chouette. Elle m’a appris plein de choses”. Au fil des cuissons, la Figeacoise peaufine ses pains pétris à la main, à base de farines locales biologiques et au levain. “C’est très important pour moi le pain au levain, pas de levure, j’y tiens. C’est un levain naturel, avec des fermentations lentes. Je ne produis pas beaucoup, 50 kg par jour. C’est un choix en faveur d’un mode de vie plus résilient et un retour à des choses plus basiques”. La boulangère défend une vraie démarche avec la recherche du goût assorti d’une longue conservation et la préservation d’un savoir-faire. “Pour l’instant, je suis beaucoup dans l’expérimentation mais ça se passe bien. J’ai de très bons retours sur les pains que j’ai commencé à vendre” se réjouit-elle.

Le campagne, la tourte des familles de 2 kg, le pain aux graines, le petit épeautre, les petits pains cantal-noix, figues-amandes-abricots et bien sûr au chocolat, sans oublier le cookie sarrasin-chocolat-caramel et beurre salé, l’alléchante production du “Pain du jardin” est disponible sur commande. Cloé Balaye livre le vendredi et fait depuis peu un dépôt ce jour-là au restaurant “l’Instant Sav’heureux” situé à côté de l’Espace des possibles. “En fin de journée le vendredi, je vends aussi sur place, chez moi. J’aimerais ouvrir comme une boulangerie de quartier.”

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Commandes par mail le jeudi avant 12 h à paindujardin@gmail.com ou par SMS au 06 50 85 54 87. Boutique en ligne : https://le-pain-du-jardin.sumupstore.com/

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