Il y a cette scène que l’on aurait voulu ne plus jamais revoir : des classes vides, des bancs renversés, des cahiers ouverts qu’on lit comme des appels à l’aide. Elle fait penser aux lycéennes de Chibok, enlevées en 2014 par le groupe djihadiste Boko Haram –, séquestrées, converties de force, mariées à leurs ravisseurs. Plus de 270 adolescentes disparues, dont une centaine manque encore à l’appel. Onze ans plus tard, la même scène d’horreur s’est reproduite au Nigeria : 303 élèves et 12 enseignants d’une école catholique ont été kidnappés. Quelques jours plus tôt, 38 fidèles avaient été capturés lors de l’attaque d’une église pentecôtiste, et 25 écolières ravies dans un autre établissement scolaire.
Depuis le début de l’année, environ 8 000 Nigérians ont été tués dans des attaques djihadistes, des razzias de bandits, des enlèvements contre rançon ou des affrontements communautaires. Dans plusieurs régions, les chrétiens figurent parmi les communautés les plus ciblées : églises attaquées, villag…
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