La mairie de Toulouse poursuit la vente des biens qu’elle juge inutiles pour ses missions. Après la caserne de pompiers Vion, l’hôtel de Lestang et bien d’autres propriétés municipales, les deux golfs de Téoula et de La Ramée sont ainsi cédés ce mercredi lors du conseil municipal. La vente rapportera 10,6 M€.
La caserne de pompiers Jacques-Vion, l’hôtel Lestang, ancienne résidence des recteurs de Toulouse, l’Hôtel Saint-Jean, bâtiment du XVIIIe siècle aux Carmes qui abritait des associations dont la Ligue des droits de l’Homme… La mairie de Toulouse a poursuivi durant ce mandat 2020-2026 sa politique de vente de biens immobiliers qui lui semblent trop vétustes pour être rénovés ou inutiles. Entre 2014-2020, Jean-Luc Moudenc avait donné le coup d’envoi avec des cessions qui, d’emblée, avaient fait polémique avec les Nouveautés ou, plus tard, l’Espace Croix-Baragnon.
Le conseil municipal de ce 26 novembre va acter la vente des deux golfs municipaux, Téoula, situé sur la commune de Plaisance-du-Touch, et la Ramée, dans la zone verte, à Tournefeuille. La procédure avait été lancée en novembre 2024. Elle trouve sa conclusion aujourd’hui avec la vente au groupement UGolf SAS-Patrimoine et Golf 3. Téoula rapporte 4,77 M€ et La Ramée 5,83 M€, soit 10,60 M€ au total. Ou l’équivalent de “37 années de redevance”, est-il écrit dans la délibération.
Jusqu’à présent, ces deux golfs étaient concédés à la société UGolf qui les gérait contre une redevance versée à la mairie. Ces concessions s’achevaient en 2026 et 2027. Le nouveau propriétaire s’est engagé à maintenir l’activité golf pendant au moins 20 ans et à investir pour rénover les sites.
“On brade notre patrimoine”
“Ce n’est pas essentiel pour la ville d’avoir des golfs”, avait expliqué l’élu Pierre Trautmann au conseil municipal de novembre 2024, reprenant l’argumentation déjà développée précédemment. “On brade méthodiquement notre patrimoine”, s’était emportée Isabelle Hardy lors de la vente de la caserne Vion, comme lors de celle de l’Espace Croix-Baragnon.
Pendant le mandat 2014-2020, ces ventes avaient rapporté quelque 40 M€ dans les caisses de la mairie. Le Capitole cherche toujours à “rationaliser” ses dépenses, surtout à l’heure où un nouveau tour de vis est annoncé par l’État.

