November 26, 2025

"On fait de la m**de pour les pauvres" : son patron dénigre sa propre marque et insulte ses employés… il était enregistré

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Une action en justice ébranle le secteur agroalimentaire. Un ancien analyste accuse son employeur de licenciement abusif après avoir dénoncé des propos racistes et des pratiques douteuses. L’entreprise enquête sur ces allégations préoccupantes.

Une action en justice secoue Campbell, le géant de l’agroalimentaire connu mondialement pour sa célèbre soupe en boîte. Robert Garza, ancien analyste de sécurité basé dans le Michigan, a déposé une plainte jeudi 20 novembre dernier contre la multinationale. D’après les informations rapportées par la chaîne Local 4, le plaignant accuse l’entreprise de licenciement abusif suite à la dénonciation de graves dérapages verbaux de sa hiérarchie.

“Viande issue de la bio-ingénierie”

Le dossier repose sur un enregistrement clandestin d’une heure, réalisé lors d’une réunion avec Martin Bally, vice-président et responsable de la sécurité de l’information. Dans cet audio, le dirigeant affirme ne pas consommer les produits de sa propre marque, les qualifiant de malsains.

“On fait de la m**de pour les p****ns de pauvres. Qui achète notre m**de ? Je n’achète presque plus de produits Campbell, clame le dirigeant. Ce n’est pas sain maintenant que je sais ce qu’il y a dedans.” Il évoque notamment de la “viande issue de la bio-ingénierie” et refuse de manger du poulet sortant d’une “imprimante 3D”. 

Racisme et consommation de stupéfiants

Outre le dénigrement commercial, l’ex-salarié dénonce un environnement de travail hostile. L’enregistrement contiendrait des insultes racistes visant les collaborateurs indiens : “Ces p****ns d’Indiens ne savent rien du tout”, dit l’enregistrement. Comme s’ils ne pouvaient pas penser par eux-mêmes.” Le cadre aurait par ailleurs admis se présenter régulièrement au travail sous l’emprise de produits contenant du cannabis.

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Robert Garza affirme avoir signalé ces faits à son superviseur en janvier 2025. Vingt jours plus tard, il était licencié, malgré des états de service salués par sa direction. L’avocat du plaignant, Zachary Runyan, dénonce des représailles directes.

En réponse, la direction de Campbell Soup a déclaré que les propos rapportés, s’ils sont avérés, sont “inacceptables” et ne reflètent pas la culture du groupe, assurant qu’une enquête active est en cours.

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