November 22, 2025

Ils cherchent un salarié prêt à travailler 100 heures par semaine : l’annonce d’une start-up suisse choque le pays

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Une offre d’emploi de la start-up suisse Forgis suscite l’indignation. Elle propose un rythme de travail de 80 à 100 heures par semaine pour un salaire inférieur au médian suisse.

La start-up suisse Forgis, installée à Schlieren près de Zurich, croyait attirer des profils “d’exception” avec une annonce publiée sur LinkedIn. Elle a surtout déclenché un tollé. L’entreprise, qui conçoit des logiciels industriels basés sur l’intelligence artificielle, recherche un responsable du développement prêt à s’investir totalement (littéralement), rapporte Blick.

L’offre évoque en effet une charge de travail comprise entre 80 et 100 heures par semaine, avec seulement “quelques dimanches de repos”. Autrement dit, des journées dépassant largement les 14 heures, sans semaine de repos complète. “On ne croit pas à l’équilibre entre la vie personnelle et la vie professionnelle”, précise même l’annonce.

De quoi faire bondir les internautes suisses, dans un pays où la durée moyenne de travail tourne autour de 42 heures, et où le maximum légal peut atteindre 50 heures selon les secteurs.

“C’est la vie dans une start-up”

Pour ce rythme hors norme, Forgis propose un salaire annuel de 70 000 francs suisses (environ 75 000 euros), ainsi qu’1 % du capital en actions et un logement en colocation à proximité des locaux. Si la somme peut sembler confortable pour un salarié français, elle reste inférieure au salaire médian helvétique, situé autour de 78 000 à 80 000 francs. Et surtout très faible au regard du coût de la vie en Suisse, particulièrement en matière de santé ou de logement.

Les exigences affichées sont tout aussi élevées que le rythme proposé : Forgis vise des titulaires d’un master en sciences issus d’universités prestigieuses comme l’ETH Zurich, Oxford, Cambridge ou Munich. L’entreprise met en avant un modèle de “coopétition” interne, un mélange de coopération et de compétition afin de repousser ses limites pour une “compétition saine”.

Le PDG, Federico Martelli, assume totalement cette philosophie. “C’est la vie dans une start-up, style Silicon Valley. Si quelqu’un ne veut pas de ça, nous ne forçons personne à postuler”, explique-t-il à Blick. Il affirme que l’entreprise a reçu 1 200 candidatures pour quatre postes, dont 183 pour celui de responsable du développement.

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