Depuis 35 ans, les pâtisseries et les chocolats de la pâtisserie et chocolaterie L’Amandier font le régal des gourmands, à Villefranche-de-Rouergue, en Aveyron.
Cela fait 35 ans que Didier Boutonnet prépare des pâtisseries et des chocolats pour L’Amandier, située au 16, rue du Sergent-Bories à Villefranche-de-Rouergue. Il travaille tous les jours d’ouverture pour créer des gâteaux qui mettent l’eau à la bouche.
Mais le pâtissier n’aime pas être sous les feux de la rampe, il préfère laisser ça à sa femme Sandrine, qui gère la boutique. « J’aime toujours mon travail et pour lui, la pâtisserie, c’est toute sa vie, sinon on ne tient pas le coup pendant 35 ans », confie-t-elle, ajoutant : « En plus, nous sommes fermés le dimanche et le lundi, ce qui nous laisse un peu de temps libre. »
La boutique a été modernisée il y a environ 15 ans, ce
qui a permis au couple de se remettre au goût du jour. « Nous avons gardé les couleurs, le plafond et les boiseries derrière le comptoir. » Le magasin vaut le détour, avec un plafond richement décoré. Les boiseries apportent une note ancienne.
Quand on regarde à travers la vitrine impeccable, on est immédiatement attiré par toutes ces gourmandises et on voit régulièrement des gens franchir le seuil pour acheter quelque chose. Souvent des pâtisseries, mais cet après-midi, un client ne peut s’empêcher d’acheter en plus un grand sac d’amandes enrobées de chocolat au lait.
Le chocolat de plus en plus prisé
Le chocolat est devenu un produit de plus en plus important au fil des ans. « Avant, on le vendait en complément, maintenant on vend au moins autant de chocolat que de pâtisseries », indique Sandrine Boutonnet. C’est pourquoi le titre de chocolaterie a été ajouté à la façade.
L’Amandier vend des pâtisseries traditionnelles de la région, mais aussi des créations originales de Didier et de son assistant. De petites œuvres d’art qu’il serait presque dommage de manger. « C’est le savoir-faire artisanal qui distingue nos pâtisseries de celles des supermarchés. Les ingrédients que nous choisissons sont de grande qualité et nous voulons un produit qui est joli. Nous essayons néanmoins de maintenir des prix abordables. »
En tout cas, les gens ne sont pas rebutés par le
prix. En peu de temps, plusieurs boîtes de pâtisseries bien remplies passent par-dessus le comptoir.
« Bien sûr, il nous arrive d’avoir des invendus, » dit Sandrine, « c’est une perte qu’il faut prendre en compte, mais au fil des ans, on a développé un bon œil pour estimer la quantité nécessaire pour une journée. »
Cette quantité dépend du jour et de la période de l’année. “À Noël et à Pâques, on vend évidemment beaucoup de chocolat, mais les jours de semaine ont aussi leur propre
dynamique.”
Les commerçants ne font pas de publicité sur Internet. « On n’a tout simplement pas le temps pour ça, même si on devrait peut-être le faire, mais d’un autre côté, ça ne nous correspond pas vraiment. On est encore un peu de la vieille école. » Cela ne semble d’ailleurs pas nécessaire quand on voit l’affluence.
Les Villefranchois savent où trouver la boutique. « Nous avons des clients qui achètent chez nous depuis 35 ans. Parfois, nous les voyons régulièrement, parfois cela prend un peu plus de temps, mais ils reviennent. On crée des liens, on discute, c’est ça qui est important. »