November 21, 2025

À onze reprises, il a survolé trop bas le Parc National des Pyrénées : le pilote risque une lourde sanction

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Un pilote civil fait face à une lourde sanction après une série de survols illégaux du Parc national des Pyrénées. Repéré à plusieurs reprises en dessous des altitudes réglementaires, l’homme est désormais poursuivi pour avoir mis en danger un espace naturel protégé.

Un pilote civil est dans le viseur de la justice après une série de survols illégaux du Parc national des Pyrénées. Le parquet de Tarbes a requis une lourde amende contre Franck, 53 ans, ingénieur domicilié à Biarritz et originaire de Besançon, après la mise au jour de plusieurs survols illicites du parc. L’homme est soupçonné d’avoir multiplié les passages sous l’altitude réglementaire au-dessus d’une zone strictement protégée.

Une enquête déclenchée après un vol suspect

L’affaire débute fin mai 2025. Ce jour-là, les gendarmes de la Brigade des transports aériens de Tarbes repèrent un petit avion évoluant en dessous des normes autorisées. Le signalement donne lieu à une enquête minutieuse. Les militaires croisent les données de plusieurs plateformes de suivi de vol avec les trajectoires radar du contrôle aérien.

Le résultat est sans appel : onze vols à trop basse altitude, entre juillet 2024 et juin 2025, tous attribués au même pilote.

Les agents du parc confirment l’infraction

Le 28 juin 2025, les inspecteurs du Parc national constatent à leur tour une violation. Ils observent l’aéronef franchir le cœur protégé du parc à seulement 1 233 pieds, soit 375 mètres, alors que la réglementation impose un minimum de 3 300 pieds, soit 1 000 mètres. Une altitude insuffisante dans un secteur particulièrement sensible pour la faune.

Convoqué le 19 novembre 2025, Franck reconnaît l’intégralité des faits et évoque une mauvaise interprétation des règles locales. L’ingénieur n’en est pas à sa première entorse aux règles. Un vol problématique avait déjà été signalé en 2024, puis classé par la justice.

Une sanction encourue : jusqu’à 1 500 euros

Le parquet a requis une amende de cinquième classe, passible de 1 500 euros, pour infraction à la législation des espaces naturels et atteinte à l’environnement. Le montant définitif sera fixé par ordonnance pénale dans les prochaines semaines. Il encourt également la confiscation de son avion.

Le commandant de la compagnie des transports aériens de Toulouse – Blagnac, Ludovic Fornari, rappelle que le “respect des altitudes réglementaires dans les parcs nationaux demeure essentiel pour préserver des espaces où cohabitent espèces vulnérables et activités humaines strictement encadrées.”

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