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Le Nouvel Obs avec AFP
L’ancienne vice-présidente américaine Kamala Harris, à San Francisco (Californie), le 30 avril 2025. CAMILLE COHEN / AFP
Donald Trump a décidé de révoquer la protection policière dont bénéficiait Kamala Harris en tant qu’ancienne vice-présidente des Etats-Unis, ont confirmé ce vendredi 29 août la Maison-Blanche ainsi que l’entourage de l’ancienne candidate démocrate.
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« La vice-présidente remercie le Secret Service [service d’élite chargé de la protection des hautes personnalités politiques, NDLR] pour son professionnalisme, son dévouement et son engagement sans faille en matière de sécurité », a déclaré à l’AFP une conseillère de Kamala Harris.
Six mois de protection rapprochée
Les vice-présidents américains bénéficient habituellement de six mois de protection policière rapprochée, par le Secret Service, après avoir quitté leurs fonctions. Cette période avait pris fin le 21 juillet pour Kamala Harris, a précisé la Maison-Blanche à l’AFP. La protection avait toutefois été prolongée par l’ancien président Joe Biden avant la fin de son mandat (2021-2025), selon la chaîne CNN.
L’ex-candidate démocrate a récemment annoncé la sortie d’un livre intitulé « 107 Days » (« 107 Jours »), dans lequel elle revient sur sa campagne de 2024 contre Donald Trump. Le livre, prévu pour fin septembre, fera l’objet d’une tournée de promotion par Kamala Harris.
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Selon « le Guardian », Gavin Newsom, le gouverneur démocrate de Californie, a été informé de la situation jeudi soir. Si son bureau n’a pas commenté d’éventuelles mesures de sécurité de remplacement, son porte-parole a critiqué cette décision, jugeant que « la sécurité de nos fonctionnaires ne devrait jamais être soumise à des impulsions politiques erratiques et vindicatives ».
Dans un communiqué, la maire de Los Angeles, Karen Bass, a qualifié cette révocation de « nouvel acte de vengeance faisant suite à une longue liste de représailles politiques sous forme de licenciements, de révocation d’habilitations de sécurité et bien d’autres ». En tant que résidente de Los Angeles, Kamala Harris pourrait bénéficier de la protection des forces de l’ordre locales, selon CNN.