La championne olympique de boxe en – 66kg aux JO de Paris 2024 est revenue ce 28 août sur les accusations concernant son genre. Elle a dénoncé ces propos et réaffirmé être ouverte à la discussion, malgré des exclusions de certaines compétitions.
Ne rien lâcher. Après les fausses rumeurs concernant sa retraite sportive, Imane Khelif a fait son retour dans l’espace ce 28 août avec une interview accordée à nos confrères de la Gazzetta. Si la championne olympique de Paris 2024 en – 66kg a affirmé vouloir “une autre médaille”, elle a surtout évoqué les accusations concernant son genre qui la visent depuis près de 2 ans désormais. Elle est atteinte d’hyperandrogénie, ce qui correspond à une présence excessive d’androgènes (hormones sexuelles masculines) circulants dans le sang chez une femme.
Régulièrement accusée d’être un homme, la championne algérienne a sorti les gants pour se défendre dans la presse italienne. Exclue des championnats du monde pour un taux de testostérone trop élevée, elle s’est défendue : “Je respecte les règles telles qu’elles sont écrites. Mais lorsque des pressions extérieures rendent tout flou, il devient facile d’être victime de décisions soudaines et injustes.”
Elle a dénoncé les accusations à son encontre, expliquant que son expérience “a montré que rester ferme et s’accrocher à la vérité peut mener au succès, et que ceux qui font du mal aux femmes ne failliront jamais à leur détermination”. Si la championne olympique assure qu’elle “reste toujours ouverte au dialogue et à la communication”, elle a conscience qu’il “reste encore beaucoup à faire pour sensibiliser le public”.