Théo Vidal ne pourra pas organiser sa soirée initialement prévue place Jean-Jaurès à Castres le 4 septembre, après le refus de la mairie. Il annonce finalement réunir ses partenaires au circuit d’Albi, ce samedi.
Il devait célébrer ses partenaires place Jean-Jaurès, au cœur de sa ville, à Castres. Finalement, le pilote Théo Vidal n’aura pas droit à sa soirée en centre-ville. Face au refus de la mairie, il a dû improviser un plan B : un réceptif monté en urgence sur le circuit d’Albi, à l’occasion de sa course de Coupe de France des circuits.
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“Je prévoyais une soirée le 4 septembre, place Jean-Jaurès à Castres, comme chaque année, afin de remercier mes partenaires, parmi lesquels figure la ville de Castres. Mais la mairie a refusé mon projet. Apparemment, la raison invoquée était que je ‘sous-louais’ la place au bar Le Dijo, alors qu’il s’agit de mon partenaire et que nous avions convenu dès le début de l’année d’y organiser l’événement pour officialiser notre collaboration”, raconte le Castrais.
“Je n’ai pas pu défendre mon projet”
L’événement devait être sobre : exposition de la voiture, diffusion de vidéos de course, simulateur pour le public. Mais l’accès payant. “Le tarif d’entrée de 30 € devait uniquement couvrir le traiteur, Basta des Halles, ainsi que la prestation boissons du Dijo. Il n’a jamais été question de sous-location. […] Je n’avais pas prévu de DJ pour éviter les nuisances sonores et respecter le voisinage, seulement une ambiance calme avec éventuellement un couvre-feu, que j’aurais bien entendu respecté”, insiste-t-il.
Pour le pilote, ce refus lui laisse un goût amer. “Je n’ai pas pu défendre mon projet car je n’ai jamais eu l’occasion de parler directement au maire. Le refus a été catégorique, ce qui est une grande déception pour moi, car je représente la ville de Castres en France et parfois même en Europe.”
“Il s’est précipité” pour Pascal Bugis
De son côté, Pascal Bugis, maire de Castres, justifie la décision : “Il souhaitait organiser un événement de nature privée sur la place de Jean-Jaurès. Il a annoncé l’organisation de cet événement avant même d’avoir demandé l’autorisation. C’était un événement privé. En outre, il ambitionnait, on a vu sur les réseaux sociaux, qu’il souhaitait faire payer l’entrée une trentaine d’euros. Donc ce n’est pas tellement logique d’aller demander d’occuper l’espace public pour faire payer ensuite une entrée à la manifestation. Il aurait quand même pu anticiper, nous le demander avant de l’annoncer. On lui aurait peut-être suggéré une solution, mais il s’est précipité.”

L’élu souligne également des réserves du côté du bar partenaire : “On a le même retour du bar du Dijo qui n’était pas vraiment prévenu quand il a demandé. Ils nous ont dit qu’on a été un peu surpris également de la précipitation entre la demande et l’annonce sur les réseaux sociaux en particulier.”
Toutefois, le maire ne ferme pas totalement la porte : “On peut peut-être essayer de faire autre chose, une forme différente, mais pas de cette manière-là.”
“Aujourd’hui, grâce à de nombreux partenaires qui me soutiennent à Castres et dans le bassin tarnais, je peux disputer la moitié du championnat de France, ce qui était inespéré au départ compte tenu des coûts. Actuellement, je suis neuvième du championnat sur quatorze en n’ayant fait qu’une course sur quatre !”
Contraint de revoir ses plans, le jeune pilote a rebondi sans attendre. “J’ai décidé d’organiser un réceptif en urgence lors de la course d’Albi, du 29 au 31 août. Samedi, je serai au départ de la Coupe de France des circuits sur le circuit d’Albi. Après ma course samedi, à 17h40, j’invite les gens à venir partager un apéritif pour 10 €. J’ai pu compter sur le soutien de la boulangerie Didier, qui m’a proposé des plateaux de pizzas et autres, et je me suis occupé des boissons.”
Une solution de terrain, fidèle à l’esprit de proximité qu’il revendique. “Cela permet de partager un moment convivial, de présenter mon sport et d’expliquer mon travail, mes ressentis, avec parfois la diffusion de vidéos de courses. Pour moi, il est essentiel de partager cette expérience du sport automobile, car ce n’est pas quelque chose de banal.”
Le TC France dans le viseur
À 31 ans, Théo Vidal s’impose comme un ambassadeur du sport tarnais. Grâce au soutien de ses partenaires locaux, il dispute cette année la moitié du championnat de France : “Aujourd’hui, grâce à de nombreux partenaires qui me soutiennent à Castres et dans le bassin tarnais, je peux disputer la moitié du championnat de France, ce qui était inespéré au départ compte tenu des coûts. Actuellement, je suis neuvième du championnat sur quatorze en n’ayant fait qu’une course sur quatre !”
Son horizon reste désormais tourné vers le TC France, véritable marche vers l’élite. “Le TC France est une énorme marche dans le sport automobile, puisqu’il s’agit du championnat de France. Pour moi, c’est une vraie confrontation avec des pilotes aguerris.”