Le Breton de 28 ans, leader de la formation Groupama-FDJ, frappe un nouveau grand coup sur la course, après avoir remporté la 3e étape lundi 25 août.
Vainqueur la veille, le Français David Gaudu s’est emparé ce mardi 26 août du maillot rouge de leader du Tour d’Espagne, devant le favori Jonas Vingegaard, au terme d’une quatrième étape remportée au sprint par le Britannique Ben Turner en France.
Le leader de l’équipe Groupama-FDJ, arrivé en 25e position à Voiron, en Isère, possède le même chrono que Vingegaard, 42e, mais prend l’avantage grâce à l’addition de tous les classements obtenus depuis le départ de la course. L’Italien Giulio Ciccone est troisième, à huit secondes.
A 28 ans, le grimpeur français, qui vivait jusqu’ici une saison compliquée marquée par une anonyme 66e place au Giro et un Tour de France passé devant sa télévision après son abandon, va endosser pour la première fois un maillot de leader d’un Grand Tour.
“C’est un juste retour des choses pour le travail des gars aujourd’hui. C’était un mini-objectif, mais on ne voulait pas se prendre la tête avec ça non plus parce qu’il y a quand même des risques de chute. Je pense que c’est la première et dernière fois que j’y vais là-dedans parce que ce n’est pas ma place !”, a réagi Gaudu sur Eurosport.
“C’est sûr que c’est un peu symbolique parce que je gagne (hier) sur la Vuelta en Italie après un Giro raté. Là je vais prendre le maillot de leader en France. C’est un beau clin d’œil !”, s’est-il réjoui.
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Le coureur français, qui a très peu de chances de conserver sa tunique mercredi lors du contre-la-montre par équipes à Figueres, en Catalogne, a promis que l’équipe Groupama-FDJ “donnera tout”.
“On verra bien demain, mais en tout cas, on a réussi l’objectif de la journée !”, a-t-il conclu.
Crochet par la France
Cette Vuelta, promise au Danois Jonas Vingegaard en l’absence de l’ogre slovène Tadej Pogacar et qui s’élançait pour la première fois depuis l’Italie, a effectué un court crochet par les routes françaises, avec notamment les ascensions du col de Montgenèvre et du Lautaret, avant l’arrivée à Voiron, près de Grenoble.
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Une échappée de cinq coureurs a creusé de premiers écarts dans ces pentes, jusqu’à se faire reprendre à 91 kilomètres de l’arrivée. L’Espagnol Sinuhé Fernandez, dernier survivant de ce petit groupe, a tenté le coup en solo et bien résisté au retour du peloton, mais s’est lui aussi fait reprendre quelques minutes plus tard.
Discret jusqu’ici sur les routes de la Vuelta, Bruno Armirail a aussi placé une attaque mais il a vite été rattrapé, à 14 kilomètres de l’arrivée à Voiron. Cette fin d’étape, bouclée à plus de 50 km/h de moyenne, a été marquée par une chute impliquant plusieurs coureurs, dont le Britannique George Bennett.