Une femme de 57 ans est morte dans la nuit du dimanche 24 au lundi 25 août, à Merville, au nord de Toulouse (Haute-Garonne). Elle a perdu le contrôle de son véhicule et percuté un arbre.
Au bord d’une très courte ligne droite bordée de platanes, juste en sortie de rond-point en direction de Montaigut-sur-Save, le décor porte encore les stigmates de la nuit tragique. Sur l’un des troncs, l’écorce est entaillée, griffée en profondeur. Des éclats de verre et une pièce métallique sont incrustés dans la chair de l’arbre. Le platane est marqué d’une croix orange tracée à la bombe. Une odeur de putréfaction flotte autour. À quelques centimètres, des traces de pneus s’étirent sur le bas-côté.
C’est contre ce platane qu’une femme de 57 ans a trouvé la mort dans la nuit du dimanche 24 au lundi 25 août, sur la commune de Merville, au nord de Toulouse. Selon les sapeurs-pompiers, la conductrice circulait seule à bord de son véhicule lorsqu’elle a perdu le contrôle, peu après avoir quitté le rond-point. La voiture est venue s’écraser violemment contre l’arbre, sur ce tronçon de la D17 qui ne mesure que quelques dizaines de mètres.
Plusieurs hypothèses
Alertés peu avant une heure du matin, les secours se sont rapidement rendus sur place. À leur arrivée, la victime était en arrêt cardio-respiratoire. Les pompiers et le Samu ont tenté de la ranimer pendant de longues minutes, mais leurs efforts sont restés vains. La quinquagénaire a été déclarée morte sur place. L’intervention a nécessité la coupure de la départementale dans les deux sens.
Les causes exactes de l’accident restent à ce stade inconnues. Excès de vitesse, perte de contrôle liée à l’alcool ou défaillance mécanique ? Rien ne permet pour l’instant d’apporter de réponse. Une enquête a été ouverte par les forces de l’ordre afin d’éclaircir les circonstances du drame. Une autopsie doit également être pratiquée dans les prochains jours, dans l’espoir d’apporter des éléments nouveaux aux investigations.
Ce décès porte à 38, au moins, le nombre de personnes ayant perdu la vie sur les routes de Haute-Garonne depuis le début de l’année.