Ses vélos sont nés de ses mains, dans son propre atelier où il s’est lancé dans le sur-mesure. “Comme les costumes, mais là ce sont des vélos” dit-il avec humour. Le costume de créateur de plaisir n’est pas trop grand pour le Lotois Cédric Vigouroux. Cet artisan cadreur assume son projet et assure dans son atelier dont il nous ouvre les portes.
Le goût du fait mains, de l’artisanat, avec toute la rigueur professionnelle que son métier lui impose, Cédric Vigouroux le tient de sa famille : son père, sa mère et ses oncles. Il s’inscrit en effet dans cette lignée familiale, où, dans les secteurs de Cahors et Pradines, ces Lotois ont toujours eu le souci du travail bien fait.
“Avant de concevoir des cadres de vélo et d’en assembler sur mesure, j’ai toujours aimé bricoler, créer. Je dois aussi cela à Alain Cabrignac, un ancien cadreur de Cahors, qui me donne encore des conseils” explique Cédric. Ceci devant un cadre en acier qu’il est en train de réaliser pour lui.
Robustesse, confort et légèreté : les atouts de l’acier et des vélos de Cédric
“Je travaille sur cette matière. Elle est à la fois robuste, confortable et légère contrairement aux idées reçues” dit-il en soulevant d’un doigt un vélo tout en acier, tout en légèreté. Le sur-mesure est devenu sa spécialité.
Passé par les ateliers de mécanique du lycée Monnerville, à Cahors, entre autres formations et expériences professionnelles, il roule désormais sa bosse tout seul en mettant son savoir-faire au service des exigences de sa clientèle.
“Une journée d’échange et de partage pour savoir ce que souhaite le client”
“Je reste longtemps à l’écoute des attentes des clients avant de me lancer dans une fabrication. Il faut au moins une journée d’échange et de partage pour savoir ce que souhaite le client et comprendre de quel vélo il a précisément besoin, en termes de confort et d’utilisation.”

Cédric fabrique et adapte tous les vélos pour tous les types de déplacements. Sur les routes, les chemins, pour les longues randonnées, les escapades lointaines comme il les apprécie, en Norvège ou bientôt autour des châteaux de la Loire avec sa mère. Pour elle, il a conçu un vélo adapté à sa morphologie et ses besoins sur la route. De la très haute précision. D’ailleurs, les artisans cadreurs, comme Cédric, sont qualifiés “d’horlogers du vélo”.
Une activité commencée il y a un peu plus d’un an
Son outil phare, indispensable à la conception d’une cadre, est appelé le Gabarit. Là, il ne faut pas se rater. “J’utilise d’autres outils et machines bien sûr pour travailler l’acier et procéder aux assemblages.” Chaque vélo est unique. Ici, pas de fabrication en série.
Outre le choix du type de vélo, le client a la possibilité de définir la couleur qu’il préfère et le tour est joué pour sortir de l’atelier de Cédric une bicyclette très performante. “J’ai commencé cette activité il y a un peu plus d’un an. J’ai fait des vélos pour les miens, ma compagne, ma mère… et aussi pour moi” lance-t-il.

Banane : un surnom devenu une marque
Ses vélos, alignés et clinquants, portent comme nom de marque : Banane. C’est sa signature. Le nom de son entreprise. “Parce que Banane est mon surnom. Je le porte depuis des années. La banane représente un peu la longueur du cadre, le sac banane peut être embarqué sur le vélo et c’est aussi le fruit que l’on peut manger facilement en pédalant. C’est surtout un clin d’œil à mon enfance” conclut le jeune créateur de vélos.
Son savoir-faire l’empêche de pédaler dans le vide. Il sait et saura encore imposer son talent et l’originalité de son job pour séduire tous les amoureux de cette belle machine. Un moyen de locomotion forcément collector dès qu’il sort de l’atelier de Cédric Vigouroux.