Première région thermale de France, l’Occitanie concentre près d’un tiers des curistes nationaux. Avec 28 stations thermales et plus de 2,7 millions de nuitées générées en 2024, le secteur pèse des centaines de millions d’euros et près de 2 000 emplois directs. Un pilier économique et social pour les Pyrénées et les zones rurales, aujourd’hui fragilisé par l’éventualité d’une baisse des remboursements.
Avec ses 28 stations thermales, réparties des Pyrénées au Massif central en passant par le littoral méditerranéen, et ses 32 spas thermoludiques, l’Occitanie occupe une place de leader dans le paysage thermal français. La région concentre, en effet, à elle seule 32 % du marché national, avec 149 000 curistes assurés sociaux accueillis en 2024.
Cette fréquentation, en hausse de 3 % en 2024 par rapport à 2023, confirme une dynamique de reprise, mais elle reste encore 20 % inférieure aux niveaux de 2019 (avant-Covid), rappelant combien le secteur, pourtant ancien, demeure sensible aux crises sanitaires et aux incertitudes économiques.
2 000 emplois directs
L’impact économique est majeur puisqu’en 2024, l’activité thermale a généré environ 2,7 millions de nuitées, soutenant directement l’hôtellerie familiale, les meublés de tourisme et la restauration locale. Dans les Pyrénées, les retombées annuelles sont estimées à plus de 120 millions d’euros pour environ 2 000 emplois directs.
À l’échelle régionale, ce poids se chiffre en centaines de millions d’euros de retombées directes et indirectes, renforçant le tissu économique de zones rurales et de montagne, où peu d’autres activités offrent une telle pérennité. Pour de nombreuses communes, le thermalisme constitue, d’évidence, la colonne vertébrale de l’économie locale, conditionnant la survie de commerces, de services et parfois même d’écoles.
La vitalité du secteur s’explique aussi par sa complète couverture médicale : les établissements régionaux traitent les 12 indications thérapeutiques reconnues par l’Assurance maladie. Certaines stations se distinguent par leur rayonnement national, à l’image de Balaruc-les-Bains (Hérault), première station thermale française avec plus de 50 000 curistes en 2024. D’autres misent sur la complémentarité entre soins conventionnés, séjours de remise en forme et offres thermoludiques, afin de fidéliser les curistes traditionnels tout en séduisant une clientèle plus jeune et urbaine.