August 26, 2025

Panique à la Bourse de Paris après les annonces de François Bayrou : le CAC 40 en net recul face au risque d’une nouvelle crise politique

l’essentiel
La Bourse de Paris a décroché après l’annonce de François Bayrou d’un vote de confiance le 8 septembre. Le CAC 40 a chuté de 1,64 % et les taux d’emprunt français ont augmenté. Une situation illustrant la nervosité ambiante sur les marchés.

L’intervention du Premier ministre lundi 25 août a jeté un froid un froid sur les cours. Signe de la fébrilité ambiante, la Bourse de Paris a nettement reculé, perdant plus de 1,50 % et le taux d’intérêt de la dette française a grimpé, dans la foulée de la conférence de presse de François Bayrou. Le chef du gouvernement a notamment annoncé vouloir solliciter le 8 septembre prochain un vote de confiance devant l’Assemblée nationale.

Vers 17 h 30, dans les derniers échanges, le CAC 40 perdait 130,67 points, soit 1,64 %, à 7.839,02 points, par rapport à la veille. Avant l’intervention du Premier ministre, il évoluait en légère baisse. Le taux de rendement des emprunts d’Etat à 10 ans était en hausse, à 3,49 %, contre 3,42 % la veille.

Parmi les plus grosses chutes figuraient Vinci (-5,81 % à 121,50 euros), Veolia (-4,08 % à 29,13 euros), Bouygues (-4,16 % à 37,10 euros) et Engie (-2,90 % à 18,23 euros). Les titres des banques étaient également en recul : BNP Paribas (-3,87 % à 80,15 euros), Crédit Agricole (-3,37 % à 16,48 euros) et Société Générale (-3,67 % à 55,72 euros).

Une période de turbulences

Le Premier ministre François Bayrou a annoncé qu’il solliciterait la confiance de l’Assemblée nationale le 8 septembre, abattant une nouvelle et périlleuse carte pour faire adopter son plan d’économies budgétaires, sur fond d’appels à bloquer la France le 10 septembre.

“J’ai demandé au président de la République, qui l’a accepté, de convoquer le Parlement en session extraordinaire le lundi 8 septembre” et “j’engagerai ce jour-là la responsabilité du gouvernement sur une déclaration de politique générale”, a-t-il annoncé lundi. A cette occasion, “si vous avez une majorité, le gouvernement est confirmé. Si vous n’avez pas de majorité, le gouvernement tombe”, a explicité François Bayrou.

La France pourrait donc se retrouver une nouvelle fois sans gouvernement dans deux semaines. Un nouveau rebondissement dans l’instabilité politique provoquée par la dissolution de l’Assemblée nationale en juin 2024, qui risque en outre d’ouvrir une phase de turbulences financières.

En effet la dette atteint aujourd’hui 3.345,8 milliards d’euros, soit 114 % du PIB, plaçant le pays parmi les plus mauvais élèves de l’Union européenne, alors qu’elle ne pesait qu’environ 60 % du PIB fin 1995. Le remboursement de celle-ci pourrait bientôt devenir le premier poste de dépenses de l’Etat, devant les budget de l’Education nationale et des Armées.

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