August 21, 2025

Rugby à XIII : Radean Robinson, le nouveau maestro du TO

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Le demi, international italien, n’a pas tardé à s’acclimater au jeu et à la vie toulousaine. Sa polyvalence et sa vista pourraient faire de l’ex-joueur de Saint-Gaudens l’un des facteurs X du match face à York, ce vendredi soir (19h30 à Arnauné), et de cette fin de saison.

Les dernières semaines ont été particulièrement intenses et difficiles physiquement pour les joueurs du TO XIII. Tous ? Pas vraiment puisque Radean Robinson avoue ne pas avoir été accablé par la vague de chaleur. « En Australie on est habitué à évoluer sous ces températures, samedi je n’ai pas été gêné par les 35 degrés, certains joueurs ont remarqué qu’il y avait beaucoup de mouches, je n’y ai pas prêté attention, du moins ça m’a rappelé le pays », raconte-t-il avec humour. On peut le croire sur parole puisque le demi, replacé exceptionnellement à l’arrière, a été élu homme du match contre Sheffield. « Je suis partant pour jouer à tous les postes », sourit le joueur doté d’un sacré QI rugby. « Jeune, j’ai étudié et pu évoluer à de nombreux endroits sur le terrain », confirme cet enfant de la balle. « Là d’où je viens, la région du Queens, le rugby à XIII est l’une des choses que nous connaissons le mieux. Pour ma part c’est même une question d’héritage familial et de transmission », avoue le natif de Rockhampton qui ne s’est pas posé la question de savoir quel sport choisir. Rockhampton, une ville minière de l’est du pays, réputée pour la rudesse de son climat et la richesse de sa faune. Requins, crocodiles, méduses, chauves-souris, serpents… ce coin-là ne vous laisse que deux choix : la confrontation ou l’évitement. Radean a choisi la deuxième option, « j’ai toujours été un joueur d’instinct, rapide, quand un obstacle se présente devant moi, je ne fonce pas dedans, mon ADN c’est la vitesse et l’adaptation », admet celui dont le profil tranche avec le style de jeu européen.

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« Un Italiano vero »

« On lutte beaucoup plus ici je trouve, en Australie la vitesse et l’attaque priment tandis qu’en Europe la défense et la tactique sont plus importantes », a remarqué l’ancien joueur de Saint-Gaudens. Débarqué dans le Comminges l’an passé et désormais parfaitement adapté à Toulouse, cet « heritage player » (surnom donné aux joueurs naturalisés) n’a pas fait un choix anodin en rejoignant le Vieux Continent. « C’était l’occasion unique de m’enrichir culturellement mais aussi de me rapprocher de mes racines italiennes, qui sont à Trévise », révèle-t-il fier d’avoir porté le maillot de la Squadra Azzurra à trois reprises. « Venir ici a été autant une volonté guidée par l’envie de découvrir de nouveaux horizons que de jouer au rugby et aujourd’hui je profite à fond cette expérience », confirme le véloce australo-italien. Un maestro qui n’a pas tardé à trouver sa place dans l’orchestre olympien, dont la partition pourrait bien résonner comme la symphonie de la victoire et de la montée en Super League.

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