August 21, 2025

"Je veux que tu crèves, je vais te descendre devant mon fils…" : un cuisinier réputé condamné pour menaces de mort envers son ex-femme

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Quand l’amour d’antan se transforme en haine. Un cuisinier a comparu devant la justice pour des menaces de mort à l’encontre de son ex. Parfois même, devant leur enfant commun.

Début juillet, une femme dépose deux plaintes distinctes. Depuis deux ans, son ex-mari la menace régulièrement de mort. Les messages expriment une grande violence : « Je veux que tu crèves. Je vais te descendre devant mon fils », ou encore « Je vais mettre un dégât, tu vas en subir les conséquences ».

“Je parle un peu cru”

Mais le quadragénaire ne s’arrête pas là. Lorsqu’il vient chercher son fils au domicile de son ex-femme, les insultes et les menaces ont pour témoin leur enfant commun. Cet homme n’est pas inconnu dans la région. Cuisinier, il a été récompensé à plusieurs reprises dans différents concours régionaux pour son talent.

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Devant le tribunal où il était jugé, il tente d’expliquer cette descente aux enfers. « Je ne sais pas très bien parler, je parle un peu cru et j’en suis désolé », bredouille le prévenu dans le box.

« Vous avez été condamné à une peine de 8 mois avec sursis pour des faits identiques. D’où vient cette rage que vous avez en vous ? » questionne Marie-Cécile Krygiel, présidente du tribunal correctionnel. « J’ai perdu mon père il y a deux ans, il est mort sous mes yeux. Je suis prêt à me soigner, à voir des médecins, un addictologue », assure-t-il les larmes aux yeux.

“D’un coup, je reçois des salves d’insultes”

La victime dépose à son tour. « Pendant trois semaines ça va, puis d’un coup je reçois des salves d’insultes. Ce que je veux simplement c’est que mon fils puisse voir son père de manière apaisé » déclare-t-elle au tribunal avec émotion.

Le cuisinier menace de mort son ex-compagne
Le cuisinier menace de mort son ex-compagne
DDM/Illustration – L.-D.

Dans son réquisitoire, la procureure prône la fermeté dans la répression. « Je vous demande de prononcer une peine sévère, qui pourra constituer le détonateur d’une prise de conscience ». Elle requiert 12 mois d’emprisonnement dont 4 assortis d’un sursis probatoire.

Électrochoc ?

En défense, Me Aïda Bahrumi Decluso s’emploie. « Personne ne nie ce que madame a vécu. Cependant, aujourd’hui il en a pris conscience avec ce passage en détention de deux jours qui a joué comme un électrochoc ». Au vu de la situation personnelle et professionnelle de son client – « Il va ouvrir un restaurant en septembre » – elle plaide l’aménagement de peine sous la forme d’un bracelet électronique.

Le tribunal condamne finalement le prévenu à 10 mois de prison assortis d’un sursis probatoire avec une obligation de soin, de travail, une interdiction de contact avec la victime et de paraître au domicile de cette dernière.

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