Une femme amazighe photographiée de force en 1960 dans le cadre d’une commande faite par l’armée française, pendant la guerre d’Algérie. « C’était un pas de plus dans l’horreur de l’agression », selon les mots du photographe. MARC GARANGER / AURIMAGES
Elles sont là, droites, silencieuses, le regard planté dans l’objectif. Certaines ont le front et le menton tatoués selon les rites anciens de la culture amazighe. Drapées d’un châle, elles serrent étroitement leurs bras contre leur poitrine. Sur les visages, les expressions sont impénétrables. En forçant l’imagination, on peut y lire la peur, la colère, l’indifférence, la tristesse, la résignation, la révolte, le mépris…
Ces tragiques et beaux portraits en noir et blanc sont les « femmes algériennes » photographiées en 1960, en pleine guerre d’Algérie (1954-1962), par Marc Garanger (1935-2020), soldat mobilisé, chargé de réaliser des photos d’identité dans les villages de regroupement. De tous les visages qu’il a sa…

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