Dans la nuit du lundi 18 au mardi 19 août, Jérémy Lopez a découvert de nombreux tags sur le portail de son domicile. Il a été menacé de mort en raison de sa pratique de la chasse et a décidé de porter plainte.
Au réveil, le choc. Dans la nuit du lundi 18 au mardi 19 août, un ou plusieurs individus ont tagué le portail et certains murs du domicile de Jérémy Lopez, dans la commune de Corconne (Gard). Comme le raconte Ici, l’homme a posté une vidéo sur Facebook où l’on peut apercevoir plusieurs inscriptions écrites en orange le menaçant.
“Cette fois-ci, c’est allé trop loin”, commence-t-il sa vidéo, lui qui avait déjà été intimidé par le passé. L’objet des menaces est clair : sa pratique de la chasse. “À mort les chasseurs” est-il notamment écrit sur l’un des murs. Un cercueil en carton, sur lequel est collée la photo de Jérémy Lopez, était également affiché sur son portail. Une autre affiche, tenue par une flèche, porte les mentions suivantes : “Lapins, perdrix, sangliers, on vengera. Arc ou carabine tu paieras. Sur ta tombe, on dansera”.
“Un acte terroriste”
Si le chasseur avait déjà été confronté à des intimidations, certaines informations partagées la nuit dernière l’inquiètent particulièrement puisqu’elles mettent en avant des détails précis et confidentiels sur sa vie privée, comme sa date de naissance ou son numéro de permis de chasse. Des insultes et menaces qui ont obligé le chasseur à aller porter plainte.
Jérémy Lopez a reçu le soutien de la Fédération de chasse du Gard qui, via son directeur, a évoqué “un acte terroriste”. Un sénateur du Gard, Laurent Burgoa, lui-même chasseur, a également réagi auprès de nos confrères : “C’est un acte inadmissible. Ce n’est pas une ligne jaune qui a été franchie, c’est une ligne rouge et cette ligne rouge mériterait une sanction exemplaire pour ceux qui ont fait cela.”