August 20, 2025

VIDEO. " Épaules droites, regard assuré, le tango me demande une concentration intense " : on a testé pour vous un cours de danse

l’essentiel
Au cœur du festival Tarbes en Tango, la salle des fêtes de la mairie de Tarbes s’est transformée en piste d’apprentissage pour celles et ceux qui veulent s’initier. Parmi eux : notre journaliste. Un exercice plus dur que prévu.

Qui n’a jamais rêvé de reproduire dans son salon les figures enflammées d’un tango façon Danse avec les stars ? Moi, oui. Alors quand l’occasion s’est présentée lors d’un cours ouvert au public pendant le festival Tarbes en Tango, j’ai sauté le pas. Je suis accueillie par Christian Labat et sa femme Marie-Lise, mes professeurs du jour. Depuis vingt-cinq ans, ce couple de passionnés transmet bénévolement son savoir au sein de l’association Tangueando Ibos.

À lire aussi :
Festival Tarbes en Tango : une brûlante milonga pour débuter les festivités

Les bases du tango

Avant de se lancer sur la piste, Christian prend le temps d’expliquer les fondamentaux. “Le tango, c’est une marche. Après, on a codifié cette marche avec des contretemps, des tours et différentes actions qui permettent de changer de rythme, de position et de direction. C’est une danse corporelle où il y a un travail énorme en haut du corps. Il faut suivre une musique très différente des autres danses. Il faut être très attentif et écouter” explique Christian.

La salle des fêtes de la mairie s’illumine aux couleurs du tango.
La salle des fêtes de la mairie s’illumine aux couleurs du tango.
I.G

À lire aussi :
VIDÉO. Une danse de “vieux”, une posture qui fait mal au dos… Cinq idées reçues sur le tango

Une centaine de personnes, parfois même 120, assistent habituellement à ces séances. De quoi mettre un peu de pression. À peine le temps de me demander si j’arriverai à mémoriser quelque chose que la musique démarre. Première bourde, je découvre vite que le tango se danse en talons… sauf que moi, j’ai enfilé mes baskets.

Marcher avant de danser

Pas de panique, les premières minutes ne ressemblent pas à une scène de bal mais à un exercice de marche. Nous devons avancer seuls, en suivant le fameux rythme en huit temps. Sur le dernier, le pas doit être marqué, presque triomphant. Plus facile à dire qu’à faire quand on compte sur ses doigts pour ne pas se tromper. Christian me reprend rapidement sur ma posture. Épaules droites, regard assuré, le tango demande une concentration intense.

Avant d’apprendre à danser, on apprend à marcher.
Avant d’apprendre à danser, on apprend à marcher.
DDM Iseko Goti

Puis vient le moment tant attendu : danser en couple. Je me trouve avec Michel, mon partenaire improvisé de la soirée. Lui a déjà suivi deux ou trois cours et son expérience m’est précieuse. Même si je lui écrase un peu les pieds, désolé Michel, il m’aide à me caler sur la musique et à ne pas perdre le fil. Petit à petit, nous arrivons à faire le tour de la grande salle, maladroits mais motivés.

Michel a accepté d’être mon partenaire de danse pour ce cours.
Michel a accepté d’être mon partenaire de danse pour ce cours.
I.G

Danser en duo

On alterne entre tourner doucement en marchant à deux, comme je l’avais appris seule, et faire des pas sur place pour éviter de se percuter, chacun n’étant pas encore parfaitement au même rythme. Ces petites pauses nous permettent de respirer et de réajuster nos mouvements.

La séance se termine dans une ambiance conviviale, avec les remerciements à nos professeurs du soir. Direction ensuite les concerts du festival pour continuer à vibrer, cette fois sans la pression des baskets. Et si mes premiers pas n’avaient rien d’élégant et que “l’attaque au sol” n’était pas parfaite, j’ai quand même eu un aperçu d’une danse qui rend chaque pas vivant et rythmé, même pour les débutants.

source

TAGS: