Plusieurs caves gersoises commencent les vendanges cette semaine, pressées pour certaines par la sécheresse et le manque de pluie. Les premiers rendements attendus devraient être modérés mais un “très beau millésime” est espéré.
C’est une année de vendanges précoces qui s’annonce pour les vignerons gersois. “Les vendanges ont commencé ce matin dans les principales caves coopératives, à Val de Gascogne, Condom, Hauts de Montrouge, Saint-Mont et Vivadour”, indique ce mardi Alain Desprats, directeur du syndicat des vins Côtes de Gascogne.
Cette précocité relativement exceptionnelle s’explique en grande partie par la sécheresse et l’épisode caniculaire observés cet été dans le département. “Certains vignerons n’étaient pas pressés de vendanger parce qu’ils espéraient un peu de pluie mais on n’a toujours pas de pluie, donc il faut y aller”, souligne Nadine Raymond, directrice de la cave de Saint-Mont, où les vendanges devraient mobiliser une cinquantaine de vignerons dans la nuit de mardi à mercredi.
“C’est une vendange avec un état sanitaire très bon”
Les premières récoltes concernent essentiellement le sauvignon et le chardonnay, avec des rendements attendus “un peu dessous des prévisions, parce que les grains sont assez petits”, précise Alain Desprats. “Pour le démarrage, cela devrait être des rendements modérés sur ces cépages”, acquiesce Nadine Raymond.
Si les conditions climatiques extrêmes des dernières semaines ont mis certaines vignes à rude épreuve, des motifs d’espoir existent tout de même pour cette récolte 2025. “C’est une vendange avec un état sanitaire très bon, observe Alain Desprats. La sécheresse a fait qu’il n’y a pas eu de forte pression maladie depuis deux mois. Les grains sont un peu petits mais ils sont concentrés.” De quoi espérer “un très beau millésime”, à condition que les conditions climatiques soient favorables dans les semaines à venir. “Ça ne tient à pas à grand-chose. Si on reprend une période caniculaire début septembre, ce n’est pas bon. Par contre, si on prend quelques millimètres maintenant, la maturité peut bien se poursuivre”, conclut Alain Desprats.