August 19, 2025

"Il faut avoir l’esprit serein" : le Gersois Serge Aranovitz une nouvelle fois sacré champion de France de tir à l’arc 3D

l’essentiel
Au championnat de France de tir à l’arc 3D, Serge Aronovitz a surmonté chaleur et douleurs pour décrocher un quatrième titre national, vingt-trois ans après son premier. Un modèle de longévité.

Serge Aronovitz a dû faire face à une rude concurrence et à des conditions climatiques difficiles le week-end dernier Boigny-sur-Bionne (Loiret), où se déroulait le championnat de France de tir à l’arc 3D. Il est toutefois parvenu à s’imposer et à décrocher un nouveau titre national, cette fois avec son arc hispano-écossais qu’il a baptisé “Sir Diamantino”.

Avant la compétition, il nous avait déclarés : “Ce serait un véritable exploit si je parvenais à être champion de France quelques semaines après mon titre en tir nature, mais je suis déterminé malgré quelques douleurs au pouce, au poignet et aux épaules”. Le tir nature, qui lui a permis en 2024 et 2025 de remporter les championnats de France, et le tir sur cibles en mousse 3D diffèrent légèrement, mais notre archer affectionne les deux.

“Le mental est déterminant”

En 2002, il y a déjà 23 ans, il avait remporté sa première victoire sur cibles 3D. Par quatre fois, Serge Aronovitz vient donc d’entendre résonner l’hymne national avec beaucoup d’émotion. Pourtant, rien n’était écrit d’avance, car lors de la 1re journée de compétition, il pointait à la 5e place avec une poignée de points de retard. Mais fidèle à ses habitudes, il a redressé la barre en s’imposant dans le final avec 25 points d’avance sur Serge Corvino (Côte-d’Or), une autre pointure du tir à l’arc.

Serge Aronovitz nous explique sa recette pour vaincre : “Il faut avoir l’esprit serein, ça me permet de vivre le moment présent en oubliant la technique, alors que beaucoup d’archers n’y parviennent pas et échouent ainsi à donner le meilleur d’eux-mêmes. Le mental est déterminant, la concentration et la magie font le reste : on atteint ainsi une sensation de plénitude lorsque les flèches font mouche”.

Le Montégutois se savait attendu lors de ce championnat qui a réuni plus de 500 archers, toutes catégories confondues, et ses 35 concurrents directs en Seniors 3 ont fait grise mine en le voyant sur le pas de tir, sachant que tout s’est déroulé dans le plus profond respect. “Le plus compliqué est venu du fait de la forte chaleur, du manque de zones ombragées et des retards lors de chaque session de tir”, analyse Serge Aronovitz, qui est toujours resté zen. Désormais, il va souffler un peu, laisser redescendre la pression et ranger arc et flèches, le temps de savourer son énorme performance.

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