Après dix saisons en Top 14, dont les deux dernières passées à Perpignan, l’ailier ou arrière Louis Dupichot débarque à Agen, avec la ferme intention de construire un long projet.
On nous avait présenté Louis Dupichot comme « une bonne personne ». Force est de constater que c’est vrai. Souriant, agréable et décontracté, le Parisien de naissance est arrivé à Agen lors du stage à Tarbes mi-juillet. Après un transfert en plusieurs temps. « J‘ai été approché par Sébastien Calvet. On a fait une visio tous ensemble avec les coachs, et cela s’est très bien passé. Ils m’ont dit que j’aurai une proposition. »
À lire aussi :
Pro D2 : qui pour remplacer Hans Lombard-Buret comme pilier gauche du SU Agen pour le déplacement à Nevers ?
Problème, avec le flou entourant le club, celle-ci n’arrive pas. « J’ai lu que je n’avais pas été emballé, mais ce n’était pas du tout le cas, et je l’avais dit à Jean-François Fonteneau. C’est juste qu’on n’avait pas eu de proposition. Cela a pris du temps… » Il a fallu attendre la fin de saison, et un nouveau coup de fil, cette fois de Mauricio Reggiardo. « Cela s’est fait très rapidement. Agen m’avait vraiment bien plu pour plusieurs raisons. Même si cela fait deux saisons où ils sont un peu dans le dur, c’est un club qui a les capacités pour jouer le haut de tableau, mais aussi un club structuré, avec des installations où j’aime bien travailler. »
À lire aussi :
ENTRETIEN. Pro D2 : “Le début de saison est toujours très important”, rappelle le capitaine du SU Agen Arnaud Duputs
Un supporter du PSG
À 29 ans, Dupichot a aussi été convaincu par un cadre familial adéquat. « J’ai mes beaux-parents qui habitent à deux heures, donc cela me rapproche aussi. Agen cochait vraiment toutes les cases. J’ai été très heureux de signer ici. » L’intéressé avoue même avoir été surpris de l’accueil. « Le club a été parfait dans le sens où, quand je suis arrivé, Charlotte Ruano (NDLR : la team manager) s’est vraiment très bien occupée de moi. Que ce soit dans la recherche de logement ou même le fait de trouver une crèche, on m’a vraiment bichonné, et accueilli à bras ouverts. Ce sont des choses qui me permettent de me sentir bien. »
À lire aussi :
ENTRETIEN. Pro D2 : “On s’approche tranquillement de l’objectif des 100 %”, annonce Anthony Rey, préparateur physique du SU Agen
Père d’un jeune garçon âgé de 13 mois, l’ancien arrière de Perpignan arrive avec un statut à assumer dans un club en panne de numéro 15 ces derniers mois, mais avec des « infrastructures au top ». « Je ne vais pas dire que j’ai été surpris, mais cela m’a vraiment motivé dans mon choix parce que, quand je suis arrivé, j’ai trouvé que c’était nickel. C’est ce que j’avais au Racing. Tu as tout, et surtout à domicile. Il y a vraiment tout pour faire de bonnes saisons. »
À lire aussi :
VIDÉO. Quand le fils de Rupeni Caucaunibuca, légende du SU Agen et du Stade Toulousain, traverse le terrain avec Montpellier
C’est ce qu’espère en secret le joueur de l’USAP. S’il se refuse en effet à évoquer des objectifs collectifs, Dupichot veut seulement « permettre au club d’évoluer ». L’arrière semble déjà sur la même longueur que son manager. « Cela fait deux ans où le club finit 13e et 14e sur 16. Il ne faut donc pas se faire peur cette année. »
À lire aussi :
VIDÉO. Quand le fils de Rupeni Caucaunibuca, légende du SU Agen et du Stade Toulousain, traverse le terrain avec Montpellier
Une prudence inhabituelle pour ce véritable supporter du Paris Saint-Germain, récent vainqueur de la Ligue des Champions. « Je suis né à Paris. Je suis pur parisien, et j’ai toujours aimé le PSG. » Il a même été plusieurs fois au Parc des Princes lors de sa période francilienne, avec « la carte d’abonné de Laurent Labit », son entraîneur de l’époque.
À lire aussi :
Pro D2 : Mamuka Mstoiani, Mathieu De Giovanni, Craig Willis… Qui sont les grands gagnants de la préparation du SU Agen ?
Également fan de NBA et du Slovène Luka Doncic, Dupichot veut désormais faire lever les foules d’Armandie. Au vu du caractère enjoué du garçon et de ses folles relances aperçues à Carcassonne, le titi parisien a les cartes en main pour plaire à tous les supporters d’Armandie… sauf les boulangers venant au stade. « Je ne dirais jamais chocolatine. Je ne vais forcer personne à dire pain au chocolat, mais qu’on ne m’embête pas… Qui dit chocolatine ? » On réessayera…