April 26, 2026

"Les réseaux sociaux ne sont pas des zones de non-droit" : insultes et menaces de mort envers des vétérinaires et le préfet, des enquêtes ouvertes par le procureur de l’Ariège

l’essentiel
Le procureur de la république de l’Ariège annonce que des enquêtes pénales ont été ouvertes suite à des menaces et insultes proférées sur les réseaux sociaux à l’encontre des forces de l’ordre et des vétérinaires employés dans la vaccination forcée des cheptels en Ariège.

“Contrairement à ce que d’aucuns pensent, les réseaux sociaux ne sont pas des zones de non-droit”, rappelle Olivier Mouysset, procureur de la république de l’Ariège, dans un communiqué publié samedi 25 avril. Depuis la vaccination forcée d’un cheptel opérée par les services de l’État sur l’exploitation de Christelle Record, des “menaces de mort”, “insultes, propos menaçants et intimidations” se multiplient désormais, notamment sur les réseaux sociaux. Cette situation doit dès lors immédiatement cesser”, appelle le parquet.

Déjà, des enquêtes pénales ont dû être ouvertes. Les motifs sont nombreux : “menaces de mort réitérées”, “menaces de crimes ou de délit contre une personne dépositaire de l’autorité publique s’agissant de menaces visant le Préfet de l’Ariège”, “divulgation d’informations personnelles pour exposer une personne ou son entourage à un risque d’atteinte aux personnes ou aux biens avec cette circonstance que les faits ont été commis au préjudice, soit d’une personne dépositaire de l’autorité publique (le Préfet de l’Ariège), soit d’une personne chargée d’une mission de service public (des vétérinaires)”…

Une personne déjà condamnée

Il y a aussi eu des cas “d’obstacle ou d’entrave aux fonctions des agents chargés de la sécurité sanitaire et de la santé publique vétérinaire et de participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences contre les personnes ou de destructions ou dégradations de biens”.

“Dans le cadre de cette affaire, une personne a déjà été interpellée, placée en garde à vue et déférée au palais de justice en fin de semaine. Elle a été condamnée à une peine d’emprisonnement avec sursis, au paiement d’une amende, à une interdiction de porter ou de détenir une arme et à l’interdiction de paraître sur le lieu de commission des faits pendant 1 an, avec exécution provisoire”, indique Olivier Mouysset.

“Depuis maintenant plusieurs mois, le département de l’Ariège est marqué par d’importantes tensions consécutives au développement de la dermatose nodulaire contagieuse, maladie infectieuse virale qui affecte les bovins. En effet, de nombreux débordements ont été recensés depuis le début de la campagne de vaccination obligatoire dans notre ressort et les forces de l’ordre départementales ont été requises pour sécuriser les opérations de vaccination”, contextualise le communiqué du procureur.

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