Le ministre de la Transition écologique, Mathieu Lefèvre, a annoncé lundi 27 avril le lancement d’un fonds de trois millions d’euros pour lutter contre le frelon asiatique. Ce dispositif, ouvert dès le 1er mai, vise à soutenir financièrement les apiculteurs et les collectivités dans la protection des ruches et la destruction des nids.
Face à la prolifération du frelon asiatique, le ministre de la Transition écologique, Mathieu Lefèvre, a annoncé lundi 27 avril à Rossfeld (Bas-Rhin) la création d’un fonds d’aide de 3 millions d’euros. L’objectif est d’aider les acteurs de terrain à protéger les ruches et à limiter les dégâts de cette espèce invasive.
“Il faut être lucide : il est impossible de l’éradiquer à ce stade”, a reconnu le ministre lors de son déplacement. Si l’éradication totale n’est plus à l’ordre du jour, l’État entend néanmoins passer à l’offensive pour “endiguer les dégâts causés par le frelon asiatique”, arrivé en France en 2004 et désormais solidement implanté.
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Ce dispositif, qui s’inscrit dans la stratégie nationale de lutte prévue pour les six prochaines années en application de la loi de mars 2025, se veut opérationnel rapidement. Dès le 1er mai, les collectivités et groupements d’apiculteurs pourront déposer leurs dossiers sur la plateforme Aides-territoires.
Ajustement du dispositif
Les aides accordées représenteront un montant minimum de 10 000 euros par dossier et permettront de financer le piégeage, la destruction des nids, les dispositifs de protection des ruches, ainsi que les formations et la recherche appliquée. Le guichet restera ouvert jusqu’à la fin de l’année 2026.
Le ministère a précisé qu’un ajustement du dispositif serait réalisé ultérieurement, en fonction des retours d’expérience et des besoins remontés par les bénéficiaires sur le terrain.
Pour les professionnels, cet appui financier vient répondre à un épuisement croissant face à l’ampleur de la menace. Astride Didier, apicultrice à Nothalten, a témoigné devant le ministre des ravages subis en 2025. “Nos ruches ont été décimées. Nous avons monté un collectif pour lutter contre sa prolifération. Mais ce temps de mobilisation, ce n’est pas notre cœur de métier, c’est du bénévolat”, a-t-elle confié, rapporte Les Dernières Nouvelles d’Alsace.

