Raquettes en main et esprit d’équipe au premier plan : les pompiers du Lot-et-Garonne ont troqué les interventions pour les pistes de padel, jeudi 23 avril, au complexe Padel Plus d’Estillac, à l’occasion du tout premier tournoi départemental inter-pompiers.
Ce Jeudi 23 avril au soir, les sirènes ont laissé place aux échanges de balles. Sur les pistes de Padel Plus, une vingtaine d’équipes de pompiers venues de tout le département se sont retrouvées pour la toute première édition inédite. Un format simple, pensé par l’amicale : jouer, se rencontrer, et partager un moment différent du quotidien de la caserne.

Organisé par l’Amicale des sapeurs-pompiers du Passage, l’événement marque une première dans le département. Le principe est simple : troquer, le temps d’une soirée, les interventions pour des raquettes, dans un format par équipes réparties sur plusieurs terrains simultanément. De quoi faire vivre le site au rythme des échanges et des encouragements.
Dès les premiers échanges, l’ambiance donne le ton. On s’encourage, on se chambre, on rit entre deux points. “L’idée, c’est vraiment de passer un bon moment ensemble”, glisse David Ribreau, organisateur, en regardant les matchs s’enchaîner sans enjeu excessif.
Sur le terrain, les grades disparaissent
Sur les pistes, les rôles s’effacent. Pompiers volontaires, professionnels, jeunes recrues ou anciens du centre jouent côte à côte. Et ici, pas de hiérarchie qui tienne. Une volée ratée déclenche les mêmes sourires qu’un point gagnant.
“On se croise au travail, mais là on se découvre autrement”, raconte l’un des participants, Léo Bastien, encore essoufflé après un échange disputé. Les équipes sont parfois improvisées, les automatismes pas toujours là, mais l’énergie collective compense largement.
Des vies bien remplies derrière les casques
En dehors du tournoi, les journées sont chargées. Entre gardes, interventions et vies professionnelles, les pompiers jonglent avec des plannings serrés. Certains cumulent même plusieurs casquettes, entre métiers techniques, engagement associatif et service opérationnel.

“On est tout le temps pris, mais on fait avec”, confie Rémi Mazat. Le padel s’ajoute alors comme une parenthèse, parfois difficile à caler, mais précieuse pour souffler et garder un lien entre collègues.
Une ambiance qui dépasse le sport
Au fil de la soirée, la compétition passe au second plan. Les matchs laissent place aux discussions sur le bord des terrains, puis à un moment partagé autour d’un apéritif commun. L’ambiance change, mais reste fidèle à l’objectif initial : rassembler.
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“On est là pour jouer, mais aussi pour se voir autrement que dans l’urgence”, résume Frédéric Bourgade, en rangeant sa raquette. Dans un quotidien marqué par la réactivité et parfois la tension, ces instants collectifs deviennent un équilibre à part entière.

